Dominici dit avoir « subi une offense »

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« Une injustice, une offense ». Christophe Dominici, qui portait le projet émirati de reprise de Béziers, a clamé sa frustration et son agacement mardi, après l’annonce de l’arrivée de René Bouscatel, ancien président du Stade toulousain, à la tête de l’un des clubs légendaires du rugby français.

« On subit une injustice, une offense. Et pas seulement nous. Tout était validé. On a signé un accord de confidentialité le 2 juin. Je suis sur ce projet depuis deux mois et demi, jour et nuit. Je voulais monter une grande équipe, avec des acteurs nationaux et internationaux. On avait envie de faire de ce club le plus grand d’Europe », a assuré l’ancien international au stade Raoul-Barrière, devant la statue de l’ancien pilier de l’ASBH et de l’équipe de France Armand Vaquerin.

Quelques heures plus tôt, un communiqué laconique de l’ASBH avait mis fin à ses espoirs. « Les présidents Pierre-Olivier Valaize, Cédric Bistué et la majorité des actionnaires viennent donc d’accepter un vrai projet, biterrois, concret et réaliste porté par monsieur Louis-Pierre Angelotti (le principal actionnaire, NDLR) qui a fait appel à monsieur René Bouscatel dont l’expérience et l’expertise ne peuvent être contestées », avait en effet affirmé le club héraultais.

Cette annonce a donc mis un terme aux ambitions de Dominici qui avait, avec des investisseurs des Emirats arabes Unis, porté un projet de rachat du club aux onze titres de champion de France.

L’ancien ailier international du Stade français et de Toulon et ses partenaire financiers étaient prêts à investir dans le club en proie à des difficultés financières, avec des dettes estimées autour de 5 millions d’euros.

– Fall, Hernandez, Nonu… –

« Je veux rétablir la vérité dans cette histoire où nous avons été traités comme des moins que rien. Nous avons appris la fin des discussions par l’AFP. C’est un manque évident de respect et d’élégance », s’est agacé Dominici.

« Pourtant, on n’avait rien demandé. C’est M. Ménard (maire de Béziers, NDLR) qui a rencontré nos amis car le club est dans une santé financière catastrophique, voire dramatique », a-t-il ajouté.

Pour bâtir son projet, Dominici affirme qu’il avait convaincu plusieurs acteurs majeurs du rugby, dont son ancien coéquipier en Bleu Frédéric Michalak, promis à un poste de directeur sportif, les entraîneurs argentins Rodrigo Roncero et Juan Martin Hernandez ou encore certains joueurs comme Benjamin Fall, libre depuis la fin de son contrat avec Montpellier, ou l’ancienne star des All Blacks Ma’a Nonu.

Selon les informations de l’AFP, l’ancien international Maxime Mermoz (35 sélections) avait également été en contact avec Dominici pour rejoindre l’ASBH.

Mais Dominici, 48 ans, ne compte pas s’en tenir là. « Je demande aux institutions de la région, M. Ménard, maire de Béziers, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Kleber Mesquida, président du département… d’auditer la SASP Béziers. Il existe un devoir de transparence auprès de vous », a-t-il affirmé.

Il a également mis en cause « la validité de la DNACG » (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion, NDLR) et le président de la Ligue Paul Goze mais a promis d’aller « jusqu’au bout ».

« J’espère que l’on gagnera ensemble », a conclu Dominici.

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