Les Roms d’Europe font face à une discrimination généralisée au milieu d’une pandémie, prévient l’ONU

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Les communautés roms vulnérables à travers l’Europe luttent contre la discrimination et la pauvreté, car nombre d’entre elles n’ont pas accès à l’eau potable ou à l’électricité pour faire face à la pandémie de COVID-19, ont averti les Nations Unies dans un rapport publié dimanche.

Françoise Jacob, la coordonnatrice résidente des Nations Unies en Serbie, a souligné que des dizaines de milliers de Roms n’avaient pas accès de base à l’eau potable et à l’électricité, ce qui constitue un grave risque pour la santé en période de pandémie, en plus d’être une menace pour la vie et la dignité humaine. L’accès limité aux ordinateurs et à Internet empêche également les enfants roms de suivre une forme d’enseignement à distance.

Selon les données officielles, il y a au moins 150 000 personnes vivant en Serbie, bien que des chiffres non officiels suggèrent que ce nombre pourrait être considérablement plus élevé.

Les Roms, également connus sous le nom de Tsiganes ou de Gens du voyage, sont une minorité ethnique en Europe qui est souvent confrontée aux préjugés et à l’exclusion sociale. Alors que ses 27 États membres appellent à mieux intégrer les quelque 6 millions de Roms du bloc, les politiques nationales semblent être insuffisantes. Pendant longtemps, les Roms de nombreux pays européens ont été structurellement négligés, ce qui se traduit par des logements inadéquats, un accès moindre à l’éducation et une position inégale sur le marché du travail ouvert.

La France a développé une relation tendue avec les Roms, qui viennent pour la plupart d’Europe de l’Est, en particulier de Bulgarie et de Roumanie. Ils sont le secteur le plus pauvre de la société dans la région, et beaucoup ont fui vers des États occidentaux plus riches à la recherche d’une vie meilleure, mais ils ne trouvent souvent que négligence, discrimination et pauvreté écrasante.

Le traitement sévère réservé aux Roms par l’ancien président français Nicolas Sarkozy se poursuit, nombre d’entre eux ayant fait l’objet d’expulsions massives. En 2010, Sarkozy, invoquant des inquiétudes concernant la sécurité publique, a ordonné l’expulsion de migrants roms illégaux qui avaient commis des infractions à l’ordre public.

Les Roms vivant en France connaissent depuis longtemps «des niveaux élevés de discrimination, de stéréotypes et de racisme qui se traduisent par de graves violations de leurs droits humains», tout en souffrant de multiples expulsions et expulsions forcées de France, selon le Centre européen des droits des Roms.

Des millions de citoyens de l’UE combattent la discrimination et la pauvreté dès la naissance parce qu’ils sont Roms, selon un rapport de novembre 2016 de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA). L’UE a mis l’accent sur l’amélioration de leur vie après des siècles de discrimination qui ont abouti à l’Holocauste, qui a entraîné la mort d’environ 500 000 Roms en plus du meurtre de jusqu’à 6 millions de Juifs.

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