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son père appelle les médias à « ne pas dévoiler les détails les plus cruels »

Eric Mouzin, le père d’Estelle, disparue en 2003, a lancé lundi « un appel urgent et solennel » aux médias, leur demandant de ne pas « révéler les détails les plus cruels des crimes » de Michel Fourniret et Monique Olivier, mis en examen dans ce dossier.

« Divulguer aujourd’hui les détails les plus cruels de leurs crimes tels qu’évoqués lors d’auditions ou transformer leurs vies en fictions quasi romanesques revient à permettre à ce couple de criminels de poursuivre son œuvre de mort », écrit Eric Mouzin dans un communiqué envoyé à l’ensemble des médias au nom de l’association Estelle, qui se bat pour faire avancer les enquêtes sur les disparitions d’enfants.

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Le père d’Estelle, disparue à l’âge de 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne) alors qu’elle rentrait de l’école, se dit « reconnaissant » envers les médias « qui ont contribué à ce que ce +dossier+ ne devienne pas une affaire classée ».

Mais il les invite à « relever un défi éthique », « dans le respect du souvenir de tous ces enfants victimes ».

« Le moteur du couple de suspects a été et est toujours aujourd’hui de semer l’horreur », dit Eric Mouzin, rappelant que, lors de son procès en 2008, Michel Fourniret « s’est délecté de pouvoir détruire encore plus les familles de victimes en détaillant les conditions dans lesquelles il avait commis ses crimes avec un grand plaisir ».

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« Des éléments d’enquête qui figurent dans les procès-verbaux d’audition se trouvent portés à la connaissance de certains journalistes dans des délais étonnamment courts. Il ne s’agit pas ici, de remettre en question la liberté de la presse et la protection des sources, cependant nous espérons que ces +fuites+ ne seront pas préjudiciables à la poursuite de l’enquête », ajoute-t-il.

Michel Fourniret, 78 ans, mis en examen en novembre pour « enlèvement et séquestration suivis de mort », avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l’affaire: « Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute », avait-il déclaré à la juge.

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En août, Monique Olivier, qui avait déjà accusé son ex-mari du meurtre de la fillette, avait été à son tour mise en examen, pour « complicité » des faits.

Alors que le temps presse pour localiser la dépouille de la fillette, en raison notamment de la dégradation de l’état neurologique de Michel Fourniret, la juge d’instruction a prévu un déplacement avec les deux ex-époux jeudi à Guermantes puis un autre dans les Ardennes à la fin du mois.

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