Les autorités pénitentiaires israéliennes ont puni mardi des dizaines de prisonniers palestiniens qui, dans un acte de solidarité, ont entamé une grève de la faim à la suite d’un autre détenu arrêté le 27 juillet dans le cadre de la politique de détention administrative d’Israël. La politique permet à Tel-Aviv de détenir des Palestiniens sans aucune charge.
Trente-deux prisonniers de la prison d’Ofer ont entamé une grève de la faim illimitée en solidarité avec Maher al-Ahras, qui a été hospitalisé au centre médical Kaplan de Rehovot, car il a refusé de manger pendant 79 jours pour protester contre son arrestation sans une accusation ou un procès.
Les services pénitentiaires israéliens ont déclaré que la grève de la faim des détenus « était une violation des règles disciplinaires » et que les prisonniers ont été transférés à l’isolement et « placés dans des cellules vides sans aucun équipement ».
Lundi, al-Ahras a refusé un accord avec la Cour suprême d’Israël qui recommandait sa libération avant le 26 novembre, plutôt que de se prononcer en faveur de sa libération en échange de la fin de la grève.
Al-Ahras a déclaré qu’il poursuivrait son jeûne jusqu’à ce que la Cour suprême d’Israël ou les autorités israéliennes garantissent sa libération à une date précise.
Le tribunal israélien refuse de libérer al-Ahras et a pris la décision de le garder en prison jusqu’à ce qu’il ait purgé sa peine le mois prochain malgré les rapports du groupe de défense des droits israélien B’Tselem affirmant que l’homme est « au bord de la mort ».
Quelque 5 000 détenus politiques palestiniens souffrent dans les prisons israéliennes, dont 43 femmes, 180 enfants et 430 détenus en détention administrative, ce qui permet à Israël de détenir des personnes sans inculpation ni jugement pour des périodes renouvelables de six mois. Éloignées de leurs enfants, des dizaines de Palestiniennes subissent des abus dans les prisons israéliennes, selon des militants palestiniens.
