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Macron annonce un nouveau verrouillage national pour contenir la flambée de virus en France

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi de nouvelles restrictions sévères pour mettre fin à une poussée de cas de COVID-19, avec un verrouillage national d’un mois alors que les hôpitaux luttent contre un afflux de patients.

Macron a prononcé un discours télévisé à la nation, un jour après que les responsables ont annoncé 523 décès de coronavirus en 24 heures – le bilan quotidien le plus élevé depuis avril.

Il a tenu des réunions de crise mardi et mercredi avec les principaux ministres avant son annonce, qui, selon un responsable gouvernemental, était probablement « impopulaire ».

Lors du premier lock-out, les Français ont dû présenter un certificat justifiant toute excursion depuis leur domicile, tandis que les commerces non essentiels et les frontières ont été fermés.

Contrairement à cela, les jardins d’enfants, les écoles primaires et les collèges pourraient rester ouverts cette fois-ci, selon plusieurs sources anonymes citées par les principaux journaux et radios français.

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Les choses semblent toutefois incertaines pour les lycées et les universités, tandis que Macron pourrait également annoncer de nouvelles limitations de déplacements entre les régions françaises.

Le Parlement sera invité à voter sur les mesures, a déclaré le Premier ministre Jean Castex aux dirigeants des partis politiques après des réunions mardi.

Transfert de patients

Le chef du parti LREM de Macron, Stanislas Guerini, a semblé préparer le terrain pour une fermeture lorsqu’il a déclaré à la télévision France 2 que le pays avait besoin de « mesures fortes, de mesures puissantes … et probablement au niveau national ».

La perspective a fait chuter les actions françaises en forte baisse, l’indice bellwether CAC-40 ayant chuté de 4,2% dans les échanges de l’après-midi.

Mardi, 2918 patients atteints de coronavirus étaient en réanimation en France, soit plus de la moitié de la capacité totale de 5800 lits.

Près de 19 000 étaient à l’hôpital dans son ensemble et la France a enregistré plus de 33 400 nouveaux tests positifs en 24 heures, certains hôpitaux n’ayant d’autre choix que de commencer à transférer les patients vers des établissements moins encombrés.

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Le bilan des morts en France s’élève désormais à 35 541 morts.

Au plus fort de l’épidémie, les décès quotidiens dépassaient parfois les 1 400.

À l’époque, la France a érigé des hôpitaux de campagne et a dû évacuer des centaines de patients des hôpitaux des zones durement touchées vers des zones moins chargées, dont certains vers l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et l’Autriche.

‘Décisions difficiles’

Le gouvernement a été réticent à imposer un nouveau verrouillage qui ferait rage à nouveau sur l’économie, et les chefs d’entreprise ont averti qu’un arrêt total entraînerait une nouvelle vague de licenciements et de faillites.

Au lieu de cela, les autorités ont imposé un couvre-feu pour Paris et d’autres villes il y a deux semaines qui oblige environ 46 millions de personnes – les deux tiers de la population – à rentrer chez elles de 21 heures à 6 heures du matin.

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Le ministre de la Santé, Olivier Veran, avait déclaré qu’il faudrait deux à trois semaines pour voir si les couvre-feux fonctionnaient, mais une recrudescence de nouveaux cas a obligé le gouvernement à se précipiter pour de nouvelles mesures.

Macron aurait également envisagé de prolonger les heures de couvre-feu, éventuellement avec un verrouillage complet le week-end, ou des commandes ciblées de séjour à la maison pour les régions les plus touchées.

« Nous devons nous préparer à des décisions difficiles », a déclaré mardi le ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin.

Frédéric Valletoux, chef de la Fédération hospitalière de France, a déclaré mercredi qu’un verrouillage complet était nécessaire pour empêcher la deuxième vague épidémique de « dévaster » le système hospitalier.

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