Plusieurs dizaines de manifestants, soutenus par des élus de gauche, se sont réunis vendredi devant l’Hôtel-Dieu pour protester contre la décision de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) de mettre à « l’arrêt temporaire » les urgences de cet établissement, a constaté un journaliste de l’AFP.
« Messieurs les gestionnaires, c’est un crime que de fermer les urgences, quelles qu’elles soient », « l’argent de l’hôpital, il est dans les paradis fiscaux », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants rassemblés sur le parvis Notre-Dame, au pied de l’Hôtel-Dieu.
Le rassemblement, qui s’est déroulé à l’initiative de la CGT, avait pour objet de dénoncer la décision de l’AP-HP de fermer temporairement, depuis mardi, les urgences de l’Hôtel-Dieu pour redéployer le personnel médical dans d’autres structures hospitalières, dans le contexte de la pandémie de Covid-19.
« On a besoin de lits, il faut arrêter le massacre, on est là pour montrer que cet hôpital au coeur de Paris est opérationnel! », a lancé au mégaphone Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne. D’autres élus avaient fait le déplacement, parmi lesquels le sénateur de Paris Pierre Laurent (PCF), la députée Danièle Obono et la conseillère de Paris Danielle Simonnet (LFI).
Cette dernière a dénoncé une « décision aberrante » de l’AP-HP en pleine crise sanitaire et hospitalière, assurant que l’hôpital n’était « pas vétuste et que le personnel, compétent, pouvait accueillir certains cas de Covid-19 ».
Les forces de l’ordre ont procédé à 21 verbalisations, à hauteur de 135 euros, pour « rassemblement illégal en raison du contexte sanitaire », a indiqué la préfecture de police, contactée par l’AFP.
« Une intimidation scandaleuse », a accusé Pierre Laurent, qui a regretté un « manque de tolérance » et indiqué qu’il adresserait un courrier au préfet de police pour solliciter l’annulation des amendes.
GIPHY App Key not set. Please check settings