Burton fond sur Dalin, Herrmann en troisième larron

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A cinq jours de l’arrivée attendue du Vendée Globe, Louis Burton fond sur Charlie Dalin en tête de la flotte vendredi, mais Boris Herrmann n’a pas dit non plus son dernier mot et le suspense reste entier avec six bateaux séparés par moins de 150 milles nautiques.

Selon les estimations de l’organisation, les cinq ou six premiers monocoques sont attendus mercredi prochain sur la ligne d’arrivée du tour du monde en solitaire et sans escale au large des Sables-d’Olonne. Et les trois suivants dès le lendemain. Un tir groupé inédit après 80 jours de course au large.

Si Dalin (Apivia) conserve la position de leader en début de soirée, Burton (Bureau Vallée 2) tire profit de son option stratégique plus à l’ouest, et nettement plus rapide, pour se rapprocher à seulement 8,7 milles (16 km), lui qui était pointé autour de 150 milles (environ 275 km) il y a deux jours.

Et, comme depuis plusieurs jours, Burton continue d’avancer plus vite que son adversaire N.1 (plus de 17 noeuds contre un peu moins de 15 de moyenne sur les dernières 24h, soit environ 5 km/h d’écart), si bien qu’il pourrait le déloger du haut du classement dans les heures à venir. Même si l’écart de vitesse entre les deux bateaux s’est resserré.

– « Coude-à-coude » –

Mais le duo, qui a dépassé les Canaries, n’est pas seul au monde: dans le sillage de Dalin, Herrmann n’a plus que 66,1 milles de retard. Et c’est un trio qui prend forme à moins de 2.000 milles du but.

« Pour l’instant, je continue à mener mon bateau sur un rythme soutenu mais normal, il va falloir décider du bon moment pour lancer le sprint. Je suis au coude-à-coude avec Louis, il y a Boris qui n’est pas loin derrière, le finish s’annonce assez serré », a expliqué Dalin lors d’une vacation avec le PC course vendredi.

« Je flirte avec les hautes pressions, les conditions ne sont pas super stables mais j’ai du vent, a développé le marin normand, qui doit composer avec un foil gauche défaillant mais peut encore compter sur toutes ses voiles. Boris, lui, est positionné un peu plus proche des hautes pressions et peut potentiellement avoir un peu moins de vent. Et Louis est toujours à l’extérieur du virage et en a plus. »

« L’issue du match entre Louis et moi n’est pas encore très clair, on aura la réponse dans quelques jours, mais je continue à régler le bateau du mieux que je peux pour aller le plus vite possible », a-t-il conclu.

– « Incapable de dire qui va gagner » –

Derrière le trio de tête, Thomas Ruyant (LinkedOut), Damien Seguin (Apicil) et Yannick Bestaven (Maître Coq) ne sont distancés que de 100 à 150 milles.

« Ca va être passionnant, ça va être une belle régate entre les bateaux du (premier) groupe », estime Burton.

D’autant que dans ce groupe de six, deux concurrents, Herrmann (6h) et Bestaven (10h15) bénéficieront de bonifications héritées de leur participation au sauvetage de Kevin Escoffier au large de l’Afrique du Sud début décembre. Si bien qu’il n’est pas exclu que le vainqueur ne soit pas celui qui aura coupé la ligne d’arrivée en premier.

« On n’a jamais eu une édition avec autant de bateaux si proches, c’est pour ça qu’on a une arrivée particulière », analyse le directeur de course Jacques Caraës. « En général, en fin de course, les marins sont plutôt sur la réserve, conservateurs, ils veulent finir et surtout ne rien casser. Là, comme on est incapable de dire qui va gagner, et parce qu’il y a ces histoires de temps, ils vont tous pousser jusque dans leurs derniers retranchements. »

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