Le Sri Lanka va enquêter sur des accusations de crimes de guerre

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Le Sri Lanka a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur des accusations de crimes de guerre commis par ses troupes pendant le conflit avec les Tigres tamouls, un mois avant une réunion du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU consacrée au bilan des droits humains dans ce pays.

Pendant 37 ans, le Sri Lanka a été déchiré par de féroces combats entre les forces gouvernementales et les séparatistes tamouls qui ont fait plus de 100.000 morts. Le conflit s’est achevé en mai 2009 par l’écrasement de la rébellion tamoule, durant la présidence de Mahinda Rajapaksa, au prix d’un gigantesque bain de sang.

Des défenseurs des droits de l’Homme accusent les forces sri-lankaises d’avoir tué au moins 40.000 civils tamouls durant les derniers mois du conflit. Ces accusations ont été démenties par les gouvernements successifs.

Le président Gotabaya Rajapaksa a nommé vendredi une commission chargée d’enquêter sur les investigations menées par les gouvernements précédents, a annoncé son bureau.

Cette commission a six mois pour examiner les accusations de « violations des droits de l’Homme » et « des graves violations du droit international humanitaire », selon la même source. Elle est également chargée d’enquêter sur de précédentes « enquêtes non concluantes » lancées par Colombo à la suite de pressions internationales.

Réagissant sur Twitter à cette annonce, Amnesty International a déclaré que « le Sri Lanka a une longue histoire de commissions d’enquête qui n’ont jamais réussi à rendre justice ni à réconcilier les victimes de violations des droits de l’homme ».

L’ONG a exhorté le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) à lancer un nouveau processus contre le Sri Lanka afin de garantir la justice pour les victimes de la guerre.

Nommée par le gouvernement sri-lankais en 2011, une commission avait conclu que les accusations contre les forces gouvernementales étaient crédibles et avait demandé une enquête pour crimes de guerre. Or, l’enquête n’a jamais été lancée.

Après son arrivée au pouvoir, le président Rajapaksa avait annoncé qu’il ne suivrait pas une résolution du HCR prise en 2015 exhortant le pouvoir à rendre des comptes sur les abus présumés des troupes sri-lankaises commis au plus fort du conflit de 1972-2009.

En mai 2019, il avait menacé de se retirer du HCR si ce dernier continuait d’accuser ses troupes de crimes de guerre.

Mais vendredi, les services du président ont affirmé que le Sri Lanka était prêt à mettre en oeuvre des « réformes institutionnelles » pour assurer la justice et la réconciliation.

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