le restaurateur italien avoue à demi-mots

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Le restauraurateur italien accusé d’avoir organisé l’enlèvement de Jacqueline Veyrac, riche hôtelière de 80 ans séquestrée pendant deux jours en 2016, a reconnu lundi sa participation aux faits et avoué à demi-mots devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes.

« J’avais dit que j’assumais ma responsabilité morale totale dans cette tragique expérience, et j’assume aussi ma responsabilité pénale. Non, ce n’était pas la haine (…) et pas non plus la soif de l’argent. Oui, peut-être mon ego frustré, et le fait que le travail que j’avais fait ne valait plus rien du tout », a déclaré Giuseppe Serena, 67 ans, à l’ouverture de la quatrième et dernière semaine de procès où il comparaît avec 12 co-accusés.

« Le temps est arrivé de dire +pardonnez-nous+ à Mme Veyrac et sa famille pour ce qu’on leur a fait souffrir », a-t-il ajouté dans un français teinté d’italien, avant que la parole ne passe à l’avocate générale pour les réquisitions. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à la perpétuité et le verdict est attendu d’ici à vendredi.

Gérant en 2007 de La Réserve, un restaurant renommé de Nice que Mme Veyrac avait loué à lui et son compagnon finlandais, détenteur d’une étoile au guide Michelin, cet Italien à la carrure imposante avait connu le succès mais coulé l’affaire en moins de deux ans par sa mauvaise gestion et rejeté la faute sur la famille Veyrac.

Prié par le président de la cour Patrick Véron de préciser s’il reconnaissait être l’instigateur du kidnapping, M. Serena a toutefois continué de nier. « Je reconnais une forte et totale responsabilité, et bien sûr, j’ai assisté à des discussions (…) j’ai su presque tout ce qui se passait de A à Z (…) j’ai participé à toutes ces choses », a-t-il dit, mais « non, je ne suis pas l’instigateur, je n’ai pas demandé de faire des enlèvements ».

« Il plaide coupable? », a interrogé Me Luc Febbraro, l’un des avocats des Veyrac. Dans le box, Giuseppe Serena a fait signe que « oui » de la tête, et son avocat Me Corentin Delobel a repris la parole pour souligner qu’il y avait « quand même une évolution » de son client qui avait jusque-là toujours nié toute participation aux faits pour lesquels il est jugé.

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