Les électeurs suisses acceptent d’interdire les masques faciaux en public

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Une proposition d’extrême droite visant à interdire les couvertures faciales en Suisse a remporté une courte victoire lors d’un référendum contraignant dimanche à l’initiative du même groupe qui a organisé une interdiction de 2009 sur les nouveaux minarets.

La mesure d’amendement de la constitution suisse a été adoptée avec une marge de 51,2% à 48,8%, selon les résultats officiels provisoires.

La mesure interdirait de se couvrir le visage dans les lieux publics comme les restaurants, les stades de sport, les transports en commun ou simplement se promener dans la rue. Il y aurait des exceptions sur les sites religieux et pour des raisons de sécurité ou de santé, telles que les masques faciaux que les gens portent maintenant pour se protéger contre le COVID-19, ainsi que pour les célébrations traditionnelles du carnaval. Les autorités auraient deux ans pour élaborer une législation détaillée.

Le gouvernement suisse s’oppose à la mesure et affirme que les personnes qui se couvrent le visage est une question «marginale». Il soutient que la mesure pourrait nuire au tourisme – la plupart des femmes musulmanes qui portent de tels voiles en Suisse sont des visiteurs de pays bien nantis du golfe Persique, qui sont souvent attirée par les villes bucoliques au bord du lac suisses et elle dit que cela n’aiderait pas les femmes touchées.

Il soutient plutôt que les gens doivent montrer leur visage si les autorités le demandent.

Les partisans de la proposition, qui va être mise aux voix cinq ans après son lancement et qui est devenue familièrement connue sous le nom d ‘«interdiction de la burqa», affirment que les couvertures intégrales symbolisent la répression des femmes et disent que la mesure est nécessaire pour défendre un principe de base selon lequel les visages doivent être montrés dans une société libre comme celle de la Suisse.

Deux des 26 cantons ou états de Suisse, le Tessin et Saint-Gall, ont déjà une législation similaire qui prévoit des amendes pour les transgressions. La législation nationale alignerait la Suisse sur des pays comme la Belgique et la France qui ont déjà adopté des mesures similaires.

Les partisans comprennent le Parti nationaliste du peuple suisse, qui est le plus fort au parlement et a soutenu des mesures antérieures telles que l’interdiction de la construction de nouveaux minarets que les électeurs ont approuvée en 2009.

Cette fois-ci, une coalition de partis de gauche qui s’oppose à la proposition a mis en place des panneaux indiquant: « Absurde. Inutile. Islamophobe. »

Le soutien semble s’éroder. Un premier sondage réalisé par l’agence gfs.bern en janvier a révélé que plus de la moitié des électeurs soutenaient la proposition, mais un deuxième sondage publié le 24 février a montré que les chiffres étaient tombés à moins de la moitié.

Les propositions nécessitent une majorité d’électeurs et de cantons pour être approuvées lors des fréquents référendums en Suisse.

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