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Nouvelle salve de critiques entre Dupond-Moretti et Le Pen

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti et Marine Le Pen se sont de nouveau vivement critiqués jeudi, le ministre accusant la présidente du RN de « fuir » dès qu’il est « question de débat et de fond » tandis qu’elle fustigeait son « laxisme » face à une société « cernée par l’ultra-violence ».

Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais, « n’a pas mis un orteil dans l’hémicycle » de l’Assemblée nationale qui débattait du projet de révision constitutionnelle pour intégrer la protection de l’environnement, a relevé Eric Dupond-Moretti devant la presse.

Il s’est « étonné » de ce qu' »à grand renfort de tambours et trompettes, Mme Marine Le Pen ait parlé d’un contre-projet de référendum » devant les journalistes et dans « les couloirs de l’Assemblée nationale », mais pas « devant la représentation nationale » et le gouvernement. « Chaque fois qu’il est question de débat et de fond, Mme Le Pen fuit », a-t-il affirmé.

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La candidate à la présidentielle de 2022 a défendu mardi devant la presse l’énergie nucléaire et fustigé les éoliennes, dans un contre-projet de consultation des Français sur 15 questions portant sur l’écologie.

« Elle n’a pas voulu partager » ce contre-projet, « à raison sans doute du fait qu’il n’est qu’un recyclage de vieilles lunes et qu’il est en réalité une proposition totalement vide, et totalement vide de sens », d’après M. Dupond-Moretti.

Interrogée sur les critiques du ministre, Marine Le Pen a affirmé jeudi soir sur BFMTV qu’elle n’avait « rien de personnel » à l’égard d’Eric Dupond-Moretti, « au contraire de ce dernier qui ne cesse de (m’)attaquer très violemment avec beaucoup d’irrespect ».

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Evoquant les derniers faits divers et les règlements de compte violents entre bandes, elle a estimé que les Français étaient « cernés par l’ultra-violence ». C’est « la conséquence du laxisme et d’une forme d’impunité qu’on a laissé se développer et qu’incarne aujourd’hui M. Dupond-Moretti », a-t-elle ajouté.

Eric Dupond-Moretti « donne une image de partialité », selon elle. « Quand je serai présidente de la République, mon ministre de la Justice ne se comportera pas ainsi. Je suis convaincue que Jean-Paul Garraud donnera l’image de l’impartialité de la justice », a-t-elle ajouté.

Elle a ainsi laissé entendre à nouveau que le député européen, ancien magistrat et ancien élu UMP, qui a été désigné tête de liste RN aux régionales en Occitanie, serait nommé Garde des sceaux si elle était élue en 2022.

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