Rose fait de la résistance, Spieth et Thomas en approche

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Un aller chaotique, un retour maîtrisé: l’Anglais Justin Rose a su limiter la casse vendredi, au 2e tour du Masters d’Augusta, pour conserver la tête (-7) en voyant dans son rétroviseur se rapprocher Jordan Spieth et Justin Thomas, à deux et trois coups.

Pour l’heure, ces favoris tiennent leur rang, mais cette deuxième journée a été fatale à de nombreux cadors, à commencer par le N.1 mondial Dustin Johnson, qui a manqué le cut.

Lui qui rêvait d’un back-to-back, comme seuls Jack Nicklaus (1965-66), Nick Faldo (1990-91) et Tiger Woods (2001-02) l’ont fait, est le onzième tenant du titre de l’histoire du Majeur à sortir du tableau après deux tours (+5).

Et comme lui, l’Américain Brooks Koepka (N.11), le Nord-Irlandais Rory McIlroy (N.12), le Sud-Coréen Sungjae Im (N.19) ou encore l’Anglais Lee Westwood (N.20) ne verront pas le week-end. Pas plus que le Français Victor Perez.

Comme la veille, Rose a raté son entame, en commettant quatre bogeys sur ses sept premiers trous, à peine compensés par un birdie. Mais il n’y a cette fois pas eu d’eagle pour lui permettre d’enfin décoller et, à mi-parcours, l’Autrichien Bern Wiesberger s’est même immiscé à ses côtés en tête, avant de finalement glisser au 4e rang.

« Mon doigt se dirigeait un peu vers la sonnette d’alarme », a reconnu le champion olympique en titre. « Alors j’ai commencé à ne plus regarder le tableau et je me suis senti vraiment bien sur le dernier neuf. J’ai fait un solide demi-parcours. »

– « Rêve d’enfant » –

L’expérimenté golfeur de 40 ans, lauréat de l’US Open 2013 et deux fois deuxième du Masters (2015 et 2017) a en effet su se montrer patient. Trois birdies aux 13, 14 et 16 lui ont finalement permis de rééquilibrer sa carte (72).

« J’avais un putt au 18e trou pour gagner mon +match play+ (duel, ndlr) face au parcours, mais malheureusement, il m’a échappé », a ajouté Rose qui aurait en effet pu finir sous le par, mais veut « garder le même état d’esprit » pour la suite, en faisant en sorte aussi « de prendre un meilleur départ ».

Rose devance d’un coup deux outsiders inattendus: Brian Harman, 34 ans et 50e mondial, et Will Zalatoris, 24 ans et 46e mondial, qui continue de surprendre après sa 4e place de la veille.

« C’est un rêve d’enfant de me retrouver dans le groupe final d’un Majeur, surtout ici », s’est réjoui ce dernier, notamment auteur de trois de ses cinq birdies (et un bogey) aux trois derniers trous. Le dernier à avoir enfilé la veste verte dès sa première participation au Masters est Fuzzy Zoeller en 1979.

Jordan Spieth, lui a remporté le tournoi à sa deuxième tentative, en 2015. Et dans la foulée de sa victoire le week-end dernier à l’Open du Texas, sa première depuis le British Open 2017, il apparaît de plus en plus comme un sérieux prétendant.

– Come-back de DeChambeau –

Vendredi il a été très solide en réussissant cinq birdies contre un bogey, pour partager la 4e place (-5) avec l’Australien Marc Leischman, qui jubilait déjà: « je ne pourrais pas être plus excité. C’est la position dans laquelle je voulais me trouver. Tant qu’on est près du sommet, tout peut arriver ».

C’est ce que doivent se dire les six poursuivants à la 6e place, à trois coups du leader, parmi lesquels Justin Thomas, qui a manqué de peu la journée parfaite, puisqu’un bogey au N.18 est venu légèrement ternir sa carte après six birdies dans l’escarcelle.

Les Américains Tony Finau et Cameron Champ, le Sud-Coreen Si-woo Kim qui a cassé son putter au 15e trou, le Japonais Hideki Matsuyama et l’Autrichien Bern Wiesberger, figurent aux côtés du N.2 mondial qui peut déloger du trône Dustin Johnson s’il s’impose dimanche.

En embuscade, pas si loin, se trouvent Xander Schauffele (12e, -3), Collin Morikawa (13e, -2) et Bryson DeChambeau, pourtant à la dérive jeudi, mais qui a effectué une spectaculaire remontée à la 17e place (-1), grâce à sept birdies (deux bogeys) dont trois sur les quatre derniers trous.

« Le week-end, tout peut arriver. Si je fais comme aujourd’hui -5 et encore -5… », a exposé le dernier vainqueur de l’US Open, en net regain d’ambition.

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