La situation épidémique actuelle en France ne « permet pas d’espérer une embellie proche » qui justifierait un desserrement des mesures de restrictions à la mi-mai, a estimé lundi sur France Inter l’épidémiologiste Dominique Costagliola.
« Que ce soit à l’hôpital, en réanimation ou pour les nouveaux cas, il semble qu’on soit sur un plateau haut », a déclaré la professeure Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm, sur France Inter.
Alors même que la population se teste moins, en particulier les moins de 19 ans, « on n’a pas vu une baisse nette » des infections, avec « plus de 30.000 contaminations par jour, donc certainement pas une situation qui permet d’espérer une embellie proche », a-t-elle affirmé.
Une amélioration est selon elle d’autant moins probable « que les écoles primaires vont recommencer à partir du 26 avril et les collèges et lycées la semaine suivante », « donc je ne vois pas comment on peut espérer une baisse massive d’ici fin mai compte tenu de ce qu’on a vu jusque-là de l’effet des mesures ».
Avant de rouvrir les établissements scolaires, il faudrait « prendre des mesures qui permettent de limiter le risque, de la vaccination des personnels aux mesures d’aération, choses qui n’ont toujours pas été faites », a-t-elle déploré.
Le Chili, où la progression de la vaccination n’a pas empêché une nouvelle hausse des infections, a selon elle relâché « trop rapidement » ses mesures de distance sociale, ce qui « nous alerte sur le fait qu’il faut être très prudent ».
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