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En visite dans un hôpital, Macron « préoccupé » par le « Covid long »

Emmanuel Macron s’est dit jeudi très « préoccupé » par le « Covid long » avec lequel il va falloir « vivre durablement », 10 à 15% de ceux qui ont eu la maladie avec des symptomes en souffrant, selon les soignants qu’il a rencontrés à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine).

« Le Covid long nous préoccupe beaucoup avec le ministre » de la Santé, Olivier Véran, également présent lors de la visite, a lancé le chef de l’Etat.

« Les recherches sont engagées et notre système de santé s’adapte. Il nous faut apprendre, reconnaître et prendre en charge les patients », a-t-il ajouté au même moment dans un message publié sur Twitter.

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Lors de la visite, Emmanuel Macron s’est fait longuement expliquer les symptômes et pistes de traitement du Covid long, et notamment le rôle-clé des kinésithérapeutes, dont les praticiens en ville pourraient être formés alors que l’hôpital ne peut absorber tous les patients.

Lors d’une déambulation, un malade a expliqué au président avoir « eu le Covid en avril 2020, puis rechuté en septembre ». « J’ai toujours du mal à retrouver mon souffle mais aussi à me concentrer, à trouver les mots », a-t-il poursuivi.

Un autre, au bord des larmes, a confié son désarroi de ne pas avoir complètement retrouvé l’odorat et, surtout, connaître « des pertes de mémoire », alors qu’il a « un bébé de sept mois ».

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L’Elysée avait souligné mercredi que « l’adaptation du système de santé pour assurer la prise en charge du Covid long et l’engagement des recherches nécessaires à la connaissance de ces symptômes représente aujourd’hui un enjeu majeur ».

L’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité le 17 février une résolution visant à reconnaître et à prendre en charge les complications à long terme du Covid-19.

Elle recommandait aussi de « faciliter la reconnaissance en tant que maladie professionnelle des affections causées par les formes graves » de cette maladie dans les cas où celle-ci aurait été contractée au travail, alors qu’aujourd’hui, la maladie professionnelle n’est reconnue qu’aux seuls soignants avec des séquelles respiratoires.

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Lors de sa visite, le président de la République – qui a lui aussi souffert du Covid en fin d’année dernière – s’est prêté à un test de reconnaissance d’odeur, utilisé lors de bilans odorat pratiqués dans cet hôpital de la banlieue ouest de Paris, par le professeur Jérôme Lechien.

En reniflant l’éprouvette, Emmanuel Macron a reconnu une odeur « d’agrume ». Mais, selon le médecin, il n’a pas su identifier précisément les effluves d’orange.

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