Roux de Bézieux (Medef) et Berger (CFDT) appellent à vacciner davantage au travail

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Une initiative « inédite » pour un sujet « grave » qui invite à dépasser les « postures »: le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, et le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, ont appelé ensemble lundi à accélérer la vaccination via les services de santé au travail.

« Nous souhaitons voir la vaccination dans les services de santé au travail très fortement accélérée », alors qu’ils « sont prêts à monter en puissance », a déclaré M. Roux de Bézieux lors d’une conférence de presse au Centre médical interentreprises Europe (CMIE), à Paris.

M. Roux de Bézieux a jugé « décevants » les chiffres dévoilés il y a une semaine par le ministère du Travail, avec un peu plus de 400.000 injections effectuées par les médecins du travail et 43.000 par les services de santé au travail.

Il a listé plusieurs « freins », dont le manque de vaccins disponibles et le nombre encore restreint de salariés éligibles.

La présidente du CMIE Claudine Sulitzer a souligné que chaque médecin du centre n’avait droit qu’à un flacon de dix doses de vaccin AstraZeneca par semaine, et devait en faire individuellement la demande, alors que les vaccinodromes peuvent avoir des « livraisons groupées ».

Evoquant des « silos de l’administration française », M. Roux de Bézieux a estimé que « ces réticences-là devraient sauter au bénéfice de tous ».

Mme Sulitzer a également relevé que sur les 380.000 salariés suivis par son centre, seuls 9.300 pouvaient initialement être vaccinés (les plus de 55 ans avec des comorbidités), et désormais 60.000 (les plus de 55 ans), ce qui reste une « cible vaccinatoire » relativement restreinte selon elle.

Laurent Berger a souligné que selon une enquête effectuée pour la CFDT par l’institut Kantar, et publiée la semaine dernière, 85% des salariés se disent favorables à la mise en place d’un dispositif de vaccination des salariés qui le souhaitent sur leur lieu de travail.

« Pour un certain nombre de salariés exposés comme ceux du nettoyage, on réclame que la vaccination aille plus vite. Une partie de la solution c’est la vaccination sur le temps du travail », a-t-il dit.

Pour toucher les « travailleurs nomades » du nettoyage ou de la sécurité, M. Roux de Bézieux a évoqué l’idée de « vaccibus » itinérants.

Les deux hommes ont appelé à ce qu’un « maximum de salariés », et « en particulier ceux qui sont exposés à beaucoup d’interactions sociales », puisse être vaccinés rapidement, se disant opposés au principe d’une liste de métiers prioritaires, tel que l’a mis en œuvre le ministère du Travail.

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