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Iran : l’arrivée d’un bourreau du massacre de 1988 à la présidence, un signe de fin de course

Malgré le scandale et les fraudes massives, l’ampleur du boycott était si vaste que le régime iranien a finalement accepté un taux de participation inférieur à 49 % et a clairement reconnu que la majorité des Iraniens avait boycotté le scrutin en le déclarant illégitime. Les fraudes astronomiques et la multiplication par cinq du taux de participation dans le cabinet noir de décompte des voix ne trompent personne en Iran et ne changent rien à la réalité.

Au terme de la farce électorale, sur la base des informations de plus de 1200 journalistes et rapporteurs de la chaine Sima-ye Azadi (la chaine de l’opposition iranienne) dans 400 villes d’Iran et de plus de 3500 clips pouvant être présentés à l’opinion publique, le taux de participation au simulacre d’élection du régime clérical est inférieur à 10%.

Avec les mêmes mensonges flagrants que pour les chiffres des décès dus au coronavirus et des manifestants tués dans le soulèvement de novembre 2019, le régime des mollahs a déclaré un taux de participation cinq fois plus élevé que la réalité dans la farce électorale installant à sa présidence Raïssi, le bourreau du massacre de 1988. Les truquages astronomiques de chiffres menés dans le cabinet noir dit « salle de décompte des votes », ont déjà été expérimentés dans les simulacres d’élections, en particulier en 2009.

Raïssi, bourreau du massacre de 1988 dont la majorité étaient Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) l’ennemi juré est la dernière carte de Khamenei pour la survie du régime. L’arrivée de ce meurtrier à la présidence du régime est un signe d’impuissance et de fin de course.

Selon Amnesty international « Le fait qu’Ebrahim Raïssi ait accédé à la présidence au lieu de faire l’objet d’une enquête pour crimes contre l’humanité, meurtre, disparitions forcées et torture, est un rappel sinistre que l’impunité règne en maître en Iran », a accusé Amnesty dans un communiqué. L’organisation de défense des droits humains basée à Londres a accusé Ebrahim Raïssi d’avoir été membre d’une « Commission de la mort » à l’origine selon elle des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires dans le secret de milliers d’opposants détenus lorsqu’il servait comme procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran en 1988. »

Maryam Radjavi, la dirigeante de la Résistance iranienne, a qualifié le boycott national des élections de « plus grand tir politique et social contre Khamenei et la tyrannie religieuse, qui mérite d’adresser des félicitations historiques au peuple iranien. Elle a ajouté qu’il a été prouvé une fois de plus et le monde a pu le voir de ses yeux, que l’Iran vote pour le renversement du régime des mollahs. La dictature religieuse est sur le déclin. Elle sort de cette élection scandaleuse, encore plus faible et fragilisée. Elle finira par être renversée par le soulèvement du peuple iranien. La liberté et une république démocratiquement élue sont les droits inaliénables du peuple iranien ».

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