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l’obligation vaccinale des soignants plus que jamais sur la table

Le débat sur la vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19 s’est poursuivi tout le weekend et l’exécutif va multiplier à partir de lundi les consultations, notamment autour de cette question.

Dans une tribune au Journal du Dimanche, 96 médecins, dont des chefs de service devenus des figures médiatiques de la pandémie, ont demandé au gouvernement « de prendre dès à présent la décision d’obligation vaccinale » pour tout salarié d’un Ehpad ou d’un hôpital « (s’)exposant ou exposant les personnes dont elle est chargée à des risques de contamination » au Covid-19.

Ils veulent une mesure « effective avant le début du mois de septembre » pour « éviter une quatrième vague », alors que la progression rapide du variant Delta a poussé l’exécutif à relancer ce débat en raison de taux de vaccination de 57% dans les Ehpad et 64% à l’hôpital selon la Fédération hospitalière de France (FHF).

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Un niveau qui « reste clairement insuffisant » a expliqué également dans le JDD le « Monsieur vaccin » du gouvernement, Alain Fischer. Et d’en conclure que « pour ces professionnels, on a atteint ce point de dernier recours » de l’obligation.

Le Premier ministre Jean Castex doit recevoir à partir de lundi les chefs de file du Parlement et des élus locaux pour aborder, entre autres, cette question. Le gouvernement travaille à un projet de loi, avait indiqué jeudi une source gouvernementale.

Le sujet sera sans doute abordé également à l’Elysée, où Emmanuel Macron recevra à nouveau les leaders syndicaux et patronaux mardi pour un tour d’horizon des sujets d’actualité.

– Exceptions –

Les patrons du Medef et de la CFDT, Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger, ont déjà donné leur point de vue. Dans une tribune conjointe publiée par le JDD sous le titre « La vaccination, c’est la seule solution », ils se disent « attachés à deux principes : le volontariat et le secret médical. Mais « le premier peut toutefois connaître des exceptions pour les salariés au contact du public au nom de l’indispensable protection des autres ».

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C’est le principal argument des partisans de la vaccination obligatoire des personnels de santé, alors que la pression décroît depuis plusieurs semaines sur le système sanitaire français.

Samedi, 7.912 malades du Covid-19 étaient hospitalisés, au plus bas depuis le 9 octobre, en pleine montée de la deuxième vague épidémique qui allait conduire au reconfinement. Les soins critiques, réservés aux malades les plus gravement atteints, sont quant à eux revenus à leur niveau de fin septembre, avec 1.102 malades.

Le gouvernement n’entend donc pas étendre plus le débat sur la vaccination obligatoire.

« Aujourd’hui, notre cadre de travail, c’est les soignants, pas au-delà des soignants », a souligné une nouvelle fois dimanche le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur radio J. Pour lui, « la question de la vaccination obligatoire pour l’ensemble de la population à ce stade ne se pose pas », même s’il a appris « à ne jamais rien exclure pour l’avenir par principe ».

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Mais certains se disent déjà favorables à cette hypothèse, comme le patron du MoDem et Haut commissaire au Plan, François Bayrou dans le Grand jury RTL/LCI/Le Figaro. « Commençons par la persuasion et par l’incitation », a-t-il toutefois insisté.

Le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a martelé que la question n’était pas sur la table, aura l’occasion de redonner son avis dimanche soir. IL est attendu à une édition spéciale du festival de musique Solidays… dédiée aux soignants.

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