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Bayou juge Rousseau « mauvaise perdante »

Le numéro 1 d’EELV Julien Bayou a jugé jeudi que la finaliste malheureuse à la primaire écologiste Sandrine Rousseau, qui conditionne son soutien au vainqueur Yannick Jadot, était « un peu mauvaise perdante ».

« Il y a un gagnant, l’ensemble des candidats s’est engagé à le soutenir. Il n’y a pas de négociations, il y a un soutien inconditionnel au candidat et au projet », a déclaré Julien Bayou, qui accompagnait l’eurodéputé dans son premier déplacement de campagne en Savoie.

L' »éco-féministe » Sandrine Rousseau, tenante de la « radicalité écologique » qui a réuni près de 49% des voix contre 51% à son concurrent, a mercredi éludé un soutien à Yannick Jadot, et demandé que celui-ci « saisisse le mouvement qu’il y a derrière elle » en lui donnant une place privilégiée dans la campagne.

Pour Julien Bayou, « l’attitude de Sandrine Rousseau tranche avec son attitude de mardi qui était impériale. Aujourd’hui c’est une négociation triviale de place, ça fait un peu mauvaise perdante ».

« Il y a un attaquant en pointe. Il a le brassard de capitaine. Les autres peuvent jouer défenseurs, etc… ou même rester sur le banc de touche, pourquoi pas, s’ils le préfèrent », a-t-il ajouté, en filant la métaphore footbalistique. « Mais Sandrine Rousseau ne peut pas s’affranchir du collectif », a-t-il ajouté.

Selon lui, M. Jadot a proposé à Mme Rousseau « de présider le conseil politique, qui est la supervision des orientations de la campagne. C’est pas rien, ça compte. Si ça ne lui convient pas qu’elle fasse un contre-projet ».

Il a également été proposé à Mme Rousseau de participer à un comité des candidats, qui rassemblera les quatre principaux candidats de la primaire, « afin de s’assurer que les priorités +des quatre quarts+ [chaque candidat ayant quasiment récolté un quart des voix au premier tour] soient bien représentées, et au coeur de la campagne », a ajouté le député Mathieu Orphelin.

Yannick Jadot a également réagi: « Il y a eu un vote. La démocratie ça se respecte, il n’y a pas de démocratie alternative ».

« Je veux qu’on gagne. Que cette primaire reste une primaire de qualité, de rassemblement », a-t-il ajouté, précisant avoir discuté avec les trois candidats arrivés dans un mouchoir de poche au premier tour. « Delphine Batho et Eric Piolle ont trouvé le dialogue constructif », assure-t-il.

« On a besoin de tout le monde » mais « la primaire est terminée », ajoute-t-il.

Pour Eva Sas, porte-parole d’EELV, également présente lors du déplacement, « la balle est désormais dans le camp de Sandrine Rousseau. C’est à elle de préciser ce qu’elle souhaite comme rôle ».

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