Pauline Jaricot béatifiée à Lyon devant près de 12.000 catholiques

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Pauline Jaricot béatifiée à Lyon devant près de 12.000 catholiques

Près de 12.000 personnes se sont réunies dimanche près de Lyon dans un hall d’exposition transformé pour l’occasion en église géante pour la béatification de Pauline Jaricot, une Lyonnaise pionnière du catholicisme social.

Le rite de béatification a donné lieu à une procession durant laquelle la relique du coeur de Pauline Jaricot a été porté jusqu’à l’autel.

Née en 1799 dans une famille d’industriels de la soie, cette pionnière du catholicisme social laïque est connue pour avoir fondé l’Œuvre de la Propagation de la foi, destinée à soutenir les missions catholiques dans tous les continents, et devenue un siècle plus tard un pilier des Oeuvres pontificales missionnaires (OPM).

Selon l’archevêque de Lyon, Mge Olivier de Germay, les représentants des œuvres pontificales missionnaires de plus d’une centaine de pays étaient présents pour cet hommage à « une femme qui a vécu au 19e siècle mais qui est au fond très moderne ». Dans le public du parc Eurexpo, des participants brandissaient un drapeau polonais et des danseuses malgaches ont défilé dans les travées.

Le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Luis Antonio Tagle, qui préside la cérémonie, a lu une lettre en anglais du pape François acceptant que Pauline Jaricot « soit désormais appelée bienheureuse ».

« Après avoir lu la vie de Pauline Jaricot, je me suis dit qu’elle était peut-être née à Lyon en France mais qu’elle aurait aussi pu être africaine, asiatique, américaine, océanienne tant son amour, sa passion pour Jésus et pour les pauvres sont universels », avait précédemment déclaré Mgr Tagle à la presse.

A l’issue de cette lecture, le portrait de Pauline Jaricot a été dévoilé et applaudi par les fidèles, de tous âges et qui témoignaient d’une grande ferveur, entonnant les chants religieux en choeur.

– Miracle –

La béatification de Pauline Jaricot intervient après la reconnaissance en 2020 de son intercession dans la guérison de Mayline Tran en 2012, une fillette de trois ans qui s’était étouffé en mangeant et dont l’état était alors jugé déséspéré par les médecins.

Après neuf jours de prière à Pauline Jaricot, la santé de la fillette s’améliore jusqu’à sa « guérison extraordinaire », selon son dossier médical.

« Les miracles existent et Mayline en est la preuve vivante », a déclaré avec émotion avant la messe son père Emmanuel Tran, devant le parterre de fidèles où se tient au premier rang la jeune fille miraculée, souriante.

Dans l’assistance, Xavier, un Lyonnais de 55 ans, estime qu' »une béatification, c’est toujours un grand événement ». « Il ne s’agit pas que de récompenser quelqu’un du passé mais de le mettre en lumière pour le présent et l’avenir », a-t-il poursuivi.

« C’est une première étape, on a la canonisation en ligne de mire », a confié à l’AFP un descendant du frère de Pauline Jaricot, Hugues de Roquette-Buisson.

Le pape Jean XXIII l’avait déjà déclarée « vénérable » en 1952, mais pour devenir une sainte, « il faut que Pauline Jaricot fasse un deuxième miracle », a-t-il rappelé.

Parmi les cardinaux et évêques présents sur la vaste estrade installée pour l’occasion, figurait notamment l’ancien archevêque de Lyon Philippe Barbarin, qui a quitté Lyon en 2020 après sa relaxe en appel pour ses silences sur les agressions sexuelles d’un ancien prêtre du diocèse. Mgr Barbarin, calotte rouge sur la tête, a pris la parole à une seule reprise au moment de l’eucharistie.

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