Les pays européens ont commencé à imposer des restrictions sur les rassemblements pro-palestiniens, sur fond d’inquiétudes concernant la liberté d’expression et de réunion, alors qu’Israël bombarde sans discernement Gaza, où plus de 2 millions de personnes sont privées d’eau, de nourriture, de carburant et d’autres fournitures vitales en raison du blocus israélien.
En revanche, les manifestations pro-israéliennes n’ont fait l’objet d’aucune restriction ou interdiction, et les représentants du gouvernement participent activement aux rassemblements, exprimant clairement leur soutien.
Voici un aperçu de la situation dans différents pays :
Royaume-Uni – Polémique autour du drapeau
La ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, a fait sensation en suggérant que brandir le drapeau palestinien ou scander des slogans de liberté spécifiques à la Palestine pourrait ne pas être légal lorsqu’il est fait dans l’intention de « glorifier des actes terroristes ».
Braverman a souligné l’importance de considérer le contexte dans lequel les symboles sont utilisés lors des manifestations anti-israéliennes.
Les défenseurs des libertés civiles considèrent la directive comme une menace pour les droits et libertés fondamentaux.
France – Interdiction de manifester
La France a annoncé jeudi qu’elle interdisait toutes les manifestations pro-palestiniennes, au motif que de telles manifestations menacent l’ordre public.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré dans une note aux préfets de région que les manifestations « sont susceptibles de générer des troubles à l’ordre public », ajoutant que les organisateurs devraient être arrêtés.
La police de Paris a interdit deux manifestations pro-palestiniennes à venir, invoquant des problèmes d’ordre public.
Des manifestations ont eu lieu à Lyon et à Marseille malgré les interdictions, la police ayant utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants portant des drapeaux palestiniens.
Les militants affirment que les restrictions constituent une attaque contre la liberté d’expression et de réunion.
Allemagne – Arrêt du rassemblement à Berlin
Un rassemblement de solidarité avec la Palestine prévu à Berlin n’a pas été autorisé en raison de prétendues préoccupations concernant la sécurité publique. Les autorités ont bloqué l’événement, soulevant des questions sur le droit de réunion pacifique en soutien à la Palestine.
Les Pays-Bas
Le Premier ministre Mark Rutte a annoncé que les maires interviendraient dans les manifestations pro-Hamas, exprimant leurs inquiétudes concernant les expressions antisémites et les déclarations pro-Hamas lors des manifestations.
Les militants ont dû changer le lieu d’une marche pro-palestinienne à Amsterdam en raison de pressions politiques, tout en soulignant l’importance d’exprimer leur solidarité avec la population de la bande de Gaza.
Les organisations de la société civile et les groupes de défense des droits humains à travers l’Europe ont dénoncé ces restrictions comme une attaque contre la liberté d’expression et de réunion.
Ils soutiennent que ces mesures accroissent la pression anti-palestinienne et entravent la capacité de manifester leur soutien aux aspirations légitimes des Palestiniens, y compris leur droit à l’autodétermination.
La Jordanie interdit également les manifestations
La Jordanie, qui partage une frontière avec la Palestine, a également interdit jeudi les manifestations près de sa frontière avec les territoires palestiniens au milieu des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza.
« Les appels aux rassemblements et aux manifestations dans la vallée du Jourdain et dans les zones frontalières ne sont pas autorisés », a déclaré le ministère de l’Intérieur dans un communiqué, s’engageant à prendre des mesures pour empêcher toute manifestation près de la frontière.
« La vallée du Jourdain et les zones environnantes le long de la frontière avec la Palestine sont interdites aux rassemblements, et les forces armées jordaniennes sont responsables de leur protection et du maintien de la sécurité à l’intérieur », indique le communiqué.
La demande de manifestations en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza s’est accrue en Jordanie, où Israël a lancé une campagne militaire massive, soutenue et énergique contre la bande de Gaza en réponse à une offensive militaire du groupe palestinien Hamas dans les territoires israéliens.
Les forces israéliennes ont lancé une campagne militaire soutenue et énergique contre la bande de Gaza en réponse à une offensive militaire du groupe palestinien Hamas dans les territoires israéliens.
Le conflit a commencé lorsque le Hamas a lancé l’opération Al-Aqsa Flood – une attaque surprise sur plusieurs fronts comprenant un barrage de tirs de roquettes et des infiltrations en Israël par voie terrestre, maritime et aérienne.
Le Hamas a déclaré qu’il s’agissait de représailles à la prise de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée et à la violence croissante des colons israéliens contre les Palestiniens.
L’armée israélienne a lancé l’opération Épées de fer contre des cibles du Hamas dans la bande de Gaza en réponse.
Cette réponse s’est étendue jusqu’à couper l’approvisionnement en eau et en électricité à Gaza, aggravant encore les conditions de vie dans une région qui est soumise à un siège paralysant depuis 2007.
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