Selon une étude, ceux qui immigrent au Canada ne bénéficient souvent pas des avantages qu’ils pourraient obtenir du gouvernement parce qu’ils ne produisent pas leur déclaration de revenus au cours des deux premières années suivant leur arrivée au Canada.
Dans Taux de déclaration de revenus des immigrants nouvellement arrivés au Canada : tendances et perspectiveschercheurs Tahsin Mehdi, Ying Gai, Ping Ching Winnie Chan, René Morissette, Jason Raymond, Rubab Arim et Dylan Saunders ont découvert que les immigrants nouvellement arrivés au Canada tardent parfois à produire leurs déclarations de revenus lorsqu’ils s’installent et passent ainsi à côté des avantages fiscaux auxquels ils ont droit. .
« Leur fournir une structure de soutien financier permet de garantir qu’ils deviennent des membres actifs de la société, surtout à une époque où le Canada compte sur l’immigration pour résoudre ses problèmes d’offre de main-d’œuvre », notent les chercheurs.
« Par exemple, l’une des prestations les plus accessibles aux familles avec de jeunes enfants est l’Allocation canadienne pour enfants, un paiement non imposable introduit en 2016. La prestation fiscale pour enfants est offerte à toutes les familles avec des enfants de moins de 18 ans. , à condition que les parents ou tuteurs déposent des déclarations de revenus.
Dans leur étude, les chercheurs ont découvert que 15 pour cent des couples dont les deux conjoints étaient âgés de 25 à 64 ans et étaient arrivés au Canada de 2017 à 2019 avec des enfants de moins de 18 ans n’avaient pas produit de déclaration de revenus T1 au cours de leur année d’arrivée ou de l’année d’arrivée. l’année suivante.
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« Parmi les catégories d’immigration, les familles dont le demandeur principal était un réfugié avaient les taux de demande les plus élevés, soit 96 pour cent, tandis que celles dont le demandeur principal était un travailleur qualifié fédéral (TSF) avaient le taux le plus bas, à 74 pour cent », rapporte Statistique Canada.
« Les familles dont le demandeur principal n’avait pas de diplôme universitaire au moment de l’admission étaient plus susceptibles de déposer une demande (91 pour cent) que celles détenant un diplôme d’études supérieures au moment de l’admission (79 pour cent).
L’accès aux services d’établissement, qui varie quelque peu d’une province à l’autre et selon le programme d’immigration, peut expliquer certaines des différences dans le taux de déclaration de revenus des immigrants nouvellement arrivés.
Les réfugiés sont plus susceptibles de produire des déclarations de revenus que les immigrants arrivant sous le régime du FSW
Les réfugiés, qui sont les plus susceptibles de produire des déclarations de revenus peu après leur arrivée, constituent également la seule catégorie d’immigrants ayant accès au Programme d’aide à la réinstallation (PAR).
Les chercheurs suggèrent que des études plus approfondies doivent être menées pour identifier les bénéficiaires potentiels des avantages fiscaux canadiens parmi les immigrants nouvellement arrivés – mais l’étude admet également que ce ne sera pas une tâche facile.
« Établir un groupe de bénéficiaires n’est en aucun cas un processus simple. Certains immigrants peuvent retourner dans leur pays d’origine ou trouver un emploi à l’extérieur du Canada, de sorte que l’émigration des immigrants pose un défi important », notent les chercheurs.
« De plus, la migration internationale est devenue de plus en plus fluide et la frontière entre migration temporaire et permanente est devenue floue… Cela soulève la question de savoir s’il faut inclure les immigrants qui quittent le Canada dans la population cible des bénéficiaires.
Le taux de déclaration de revenus des immigrants nouvellement arrivés s’améliore depuis le milieu des années 1990.
« Environ 89 % des immigrants de la cohorte d’admission de 2017 à 2019 ont déposé une déclaration de revenus l’année de leur arrivée ou l’année suivante », notent les chercheurs.
« Ce taux est nettement supérieur au taux (de 83 pour cent) observé pour la cohorte d’admission de 1993 à 1996… et légèrement supérieur aux taux observés pour la plupart des cohortes suivantes. »



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