La ministre de l’Emploi du Québec, Kateri Champagne Jourdain, souhaite recruter environ 1 500 demandeurs d’asile pour travailler dans le secteur de la santé de la province au cours des trois prochaines années.
Le placement des travailleurs sera effectué par deux organismes communautaires, un à Montréal et un à Québec.
Les postes ouverts comprennent des aides-soignants, du personnel de cuisine et d’entretien, ainsi que des administrateurs, pour lesquels les candidats doivent détenir un permis de travail valide et avoir un niveau intermédiaire de français.
L’article de la Presse canadienne sur cette histoire précise que Champagne Jourdain a reconnu 1 098 réfugiés potentiels qui ont exprimé leur intérêt à travailler dans l’industrie du tourisme, après le lancement d’un programme similaire en mai qui relie les demandeurs d’asile à des emplois.
Cette nouvelle fait suite à des informations faisant état d’une augmentation du nombre de demandeurs d’asile dans les aéroports nationaux du Canada après qu’Ottawa a fermé un passage terrestre non officiel et assoupli certaines exigences pour les demandeurs de visa de visiteur.
Immigration.ca a écrit en octobre que de janvier à septembre 2023, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a traité 26 585 demandes d’asile dans les aéroports, ce qui représente une augmentation de 54 % par rapport aux 17 165 demandes de 2022.
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La plupart des réclamations (17 080) ont été faites dans les aéroports du Québec, suivis de ceux de l’Ontario (8 735), de la Colombie-Britannique (430), de l’Alberta (320) et de la Nouvelle-Écosse (15).
L’une des principales causes de cette hausse est la fermeture en mars par Ottawa du chemin Roxham, qui était une route terrestre populaire pour les demandeurs d’asile. Les demandeurs potentiels ont depuis commencé à compter sur d’autres points d’entrée au Canada.
La renonciation par le Canada à certaines conditions d’éligibilité pour les demandeurs de visa de visiteur a également contribué à cette tendance. En particulier, les demandeurs d’asile n’ont désormais aucune obligation de prouver qu’ils disposent de fonds suffisants ou de démontrer qu’ils quitteront le Canada à l’expiration de leur visa.
Mise en vigueur le 28 février, cette politique devrait rester opérationnelle jusqu’à la fin de 2023 afin de réduire l’arriéré des demandes d’immigration dans les inventaires d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
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« L’accumulation de visas de visiteur limite l’attrait du Canada pour les touristes et les hommes d’affaires, en plus de maintenir les familles séparées. Faciliter le traitement des demandes actuellement en inventaire en rationalisant les conditions d’éligibilité positionnera le Canada pour un bon départ et un retour aux délais de traitement d’avant la pandémie, garantissant ainsi notre compétitivité internationale à l’avenir », peut-on lire sur la page du site Web d’IRCC sur cette politique publique.
Le ministre de l’Immigration, Marc Miller, a commenté la récente augmentation du nombre de demandeurs d’asile en estimant qu’il ne s’agissait pas d’un « problème en voie de disparition ».
« Des demandeurs d’asile arrivent dans ce pays. Franchement, je ne vais pas leur en vouloir.
« Se ressaisir signifie un certain nombre de choses. Cela signifie se tourner vers le gouvernement fédéral pour obtenir des investissements. Nous avons investi beaucoup d’argent dans la ville de Toronto. Nous sommes prêts à faire des investissements importants en plus, mais cela ne se fait pas sans l’assurance que la ville de Toronto fait également ce qu’elle doit faire et que la province de l’Ontario intensifie ses efforts.


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