Ensuite, le ministre de l'Immigration, Sean Fraser, a été averti pendant la pandémie de COVID-19 qu'autoriser étudiants internationaux travailler plus d'heures pourrait porter atteinte à l'intégrité du Programme des travailleurs étrangers temporaires (TFWP), une note obtenue par La Presse Canadienne aurait indiqué.
« Bien qu'une augmentation temporaire du nombre d'heures que les étudiants internationaux peuvent travailler hors campus pourrait aider à remédier à ces pénuries, cela pourrait détourner l'objectif principal des études des étudiants internationaux de mettre davantage l'accent sur le travail, contourner les programmes de travailleurs étrangers temporaires et donner lieu à des pour aggraver les problèmes d'intégrité du programme avec le programme des étudiants internationaux », aurait indiqué cette note.
Pendant la pandémie, Ottawa a été aux prises avec de graves pénuries de main-d'œuvre dans le pays et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a donc supprimé la restriction hebdomadaire de 20 heures sur les heures de travail pour les étudiants internationaux, leur permettant de travailler jusqu'à 40 heures par semaine.
Cette mesure temporaire devait initialement être en vigueur jusqu'à la fin de l'année dernière, mais l'actuel ministre de l'Immigration, Marc Miller, a prolongé ce délai jusqu'à la fin avril de cette année.
Le mémo obtenu par La Presse Canadiennecependant, aurait indiqué les réserves que le personnel de l'immigration avait à propos d'une telle décision.
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Supprimer la limite pour le travail hors campus irait à l'encontre du PTET par lequel les employeurs doivent prouver qu'ils ont besoin d'un ressortissant étranger pour occuper un emploi parce qu'aucun Canadien ou résident permanent n'est disponible pour le faire.
Obtenues dans le cadre d'une demande d'accès à l'information par l'agence de presse, les avertissements contenus dans la note jettent un nouvel éclairage sur l'intention du ministre de l'Immigration, Marc Miller, de réduire le nombre d'heures que les étudiants internationaux seront autorisés à travailler hors campus.
« Nous sommes devenus accros aux travailleurs étrangers temporaires », aurait déclaré Miller à Bloomberg News.
« Toute grande industrie essayant de joindre les deux bouts examinera la possibilité de réduire les salaires. Il existe une incitation à réduire les coûts de main-d'œuvre. C'est quelque chose qui nécessitera une discussion plus large.
La décision proposée visant à réduire les heures de travail des étudiants internationaux fait suite au fait qu'IRCC a traité plus d'un million de demandes de permis d'études l'année dernière.
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« Nous avons finalisé 1 089 600 demandes de permis d’études (y compris les prolongations) en 2023, contre 917 900 en 2022 », note le site Internet d’IRCC.
Le mois dernier, le ministre de l'Immigration a limité permis d'études à remettre à étudiants internationaux l'année prochaine par IRCC n'accepterait que 606 250 demandes de permis d'études en 2024.
« L’objectif de ces instructions est de garantir que le nombre de demandes de permis d’études acceptées par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration… dans le cadre des instructions ne dépasse pas 606 250 demandes de permis d’études pour un an à compter de la date de signature. » le Gazette du Canada rapporté le 3 février.
Le nombre de permis d’études pourrait diminuer d’un tiers
Le plafond imposé aux demandes de permis d'études devrait réduire le nombre de permis d'études de plus d'un tiers. Le Globe and Mail a signalé.
« Le plafond devrait donner lieu à environ 364 000 permis d'études approuvés, soit une diminution de 35 pour cent par rapport à 2023 », aurait déclaré le ministre de l'Immigration. « Dans un esprit d'équité, nous attribuons également l'espace de plafond par province, en fonction de la population. »
En vertu du plafond imposé aux permis d'études, on s'attend à ce que les provinces et les territoires aient chacun une limite quant à leur capacité à accueillir de nouveaux étudiants internationaux. Le journal national rapporte que les limites proposées permettront à certaines provinces d'augmenter leur population d'étudiants internationaux tout en la réduisant considérablement dans d'autres provinces, dont l'Ontario.
Le plafond imposé aux permis d'études et la réduction proposée du nombre d'heures que les étudiants internationaux seront autorisés à travailler hors campus, ainsi que d'autres modifications suggérées au PTET pour réduire le nombre de travailleurs à faible salaire, inquiètent cependant certains chefs d'entreprise.
À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), le président Dan Kelly s'est ouvertement demandé si le gouvernement fonctionnait désormais en mode panique alors qu'il tentait de détourner l'attention des critiques selon lesquelles une immigration record aurait alimenté l'inflation et causé une grande partie de la crise du logement.
Il espère que le gouvernement réfléchira correctement aux conséquences des changements apportés au PTET, en particulier pour les petites communautés rurales, car de nombreuses entreprises en sont venues à compter sur les immigrants.



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