Au loin, une lumière vive, censée être le soleil, éblouit. Sur le sol de poussière, elle projette de longues ombres d’un noir intense. Difficile d’y distinguer les reliefs. « Et encore, ici, on y arrive un peu. Sur la Lune, pas du tout. Il n’y a pas d’atmosphère. Aucune particule de lumière n’est propagée comme sur Terre, explique Matthias Maurer, astronaute à l’Agence spatiale européenne (ESA). Si je fais tomber un outil, je ne peux pas le retrouver. »
Alors, pour préparer les candidats à un départ sur la Lune, l’ESA vient de construire une réplique de la surface de l’astre : Luna, un hangar d’environ 1 000 m2 inauguré ce mercredi à Cologne, en Allemagne. À l’intérieur, les scientifiques ont tenté de reproduire au mieux la vie à 384 000 km au-dessus de nos têtes — en tout cas au plus près de ce qu’il est possible de faire sur Terre.

