Rarement les événements n’avaient autant légitimé l’existence d’une commission d’enquête sénatoriale. Celle sur la financiarisation du football, dont le rapport au vitriol de 130 pages a été révélé mercredi, aura accompagné l’épisode (toujours en cours) de l’attribution des droits TV de la Ligue 1 et de la réélection de Vincent Labrune à la présidence de la Ligue de football professionnel. S’il avait voulu aggraver son cas auprès des sénateurs Laurent Lafon (UDI) et Michel Savin (LR), le foot français ne s’y serait pas pris autrement. « Des erreurs ont été commises et aucun enseignement n’a été tiré, regrette le premier. Elles continuent, et on le voit avec l’attribution des derniers droits audiovisuels. Ces erreurs placent les clubs dans une position très délicate. »
En toile de fond, les sénateurs posent la question de ces…
