Le paysage de la résidence temporaire au Canada en 2024 a été marqué par des changements politiques importants, affectant aussi bien les étudiants internationaux que les titulaires de permis de travail. Alors que le gouvernement fédéral cherchait à équilibrer les besoins économiques, la croissance démographique et les pressions sur les infrastructures, les programmes de résidence temporaire ont subi des ajustements cruciaux. Cette revue examine les développements de l'année en matière de permis d'études, d'étudiants internationaux et de permis de travail.
Sur cette page, vous trouverez
- Aperçu des changements en matière de résidence temporaire au Canada en 2024
- Tendances en matière de permis d'études et nouvelles réglementations pour les étudiants internationaux
- Mises à jour sur les permis de travail : programmes de mobilité internationale et de travailleurs étrangers temporaires
- Principaux défis pour les étudiants internationaux et les titulaires du PTPD
- Impacts économiques et sociaux des politiques de résidence temporaire
- Perspectives d'avenir pour les résidents temporaires au Canada
Permis d'études : une année de réglementation et de restrictions
Le Canada a connu une réduction spectaculaire des permis d'études délivrés en 2024, tombant à 447 035 d’ici octobre – 35 % de moins qu’en 2023. Cette baisse reflète la mise en œuvre d’un plafond de deux ans sur les permis d’étudiants internationaux afin d’atténuer les pressions en matière de logement et d’infrastructures. Le gouvernement prévoit de réduire encore les permis d'études de 10 % en 2025, en les plafonnant à 437 000.
Nouvelles règles pour les étudiants internationaux
Les principaux changements pour les étudiants internationaux comprenaient des exigences financières plus strictes et des ajustements aux règles de travail :
- Limites des heures de travail: Les étudiants peuvent désormais travailler jusqu'à 24 heures par semaine hors campus pendant la période scolaire, légèrement supérieure à la limite de 20 heures avant la pandémie, mais inférieure aux heures illimitées autorisées à l'ère du COVID-19. Le travail à temps plein reste autorisé pendant les pauses prévues.
- Des barrières financières plus élevées: L'exigence du certificat de placement garanti (CPG) est augmentée à 20 635 $le double du seuil précédent. Ce changement reflète la hausse du coût de la vie au Canada, mais pose des défis aux étudiants des pays à faible revenu.
- Restrictions relatives au permis de travail postdiplôme (PTPD): À partir de novembre 2024, les PTPD ne sont offerts qu'aux diplômés des collèges publics dans les domaines liés à des pénuries de main-d'œuvre, tandis que les diplômés du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat restent éligibles quel que soit leur domaine d'études.
- Permis de travail ouvert pour conjoint (SOWP): Les conjoints des étudiants des programmes de maîtrise ne peuvent désormais obtenir un permis de travail que si le programme dure au moins 16 mois.
Impact sur les étudiants internationaux
Même si les nouvelles règles visent à améliorer l’intégrité des programmes et à atténuer les pénuries de logements, elles introduisent également des défis importants. Des exigences financières plus strictes et une disponibilité réduite des permis peuvent dissuader les étudiants des pays à faible revenu. Les critiques préviennent que ces changements pourraient nuire à la réputation du Canada en tant que destination éducative de premier plan, avec une perte potentielle de talents au profit de pays concurrents comme les États-Unis et le Royaume-Uni.
Défis liés au permis de travail post-diplôme (PTPD)
Sur 200 000 PTPD devraient expirer dans les 15 prochains mois, intensifiant la concurrence pour la résidence permanente (RP). De nombreux étudiants internationaux comptent sur les PGWP pour acquérir l'expérience de travail nécessaire à l'éligibilité aux relations publiques. Cependant, des règles d'immigration plus strictes et des quotas réduits de relations publiques pourraient laisser des milliers d'étudiants dans des situations incertaines, voire menacés d'expulsion.
L’expiration des PGWP souligne la nécessité de trouver des voies plus claires vers la RP, comme l’augmentation des quotas ou l’allongement de la durée des permis. Sans ces mesures, le Canada risque de perdre des diplômés qualifiés qui contribuent à son économie et à sa société.
Permis de travail : réglementations renforcées pour les employeurs et les travailleurs
Permis de travail délivrés par l'intermédiaire du Programme de mobilité internationale (IMP) et Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) atteint des chiffres significatifs en 2024 :
- Permis IMP: 627 460 émis en octobre, contre 762 905 en 2023.
- Permis PTET: 162 100 émis en octobre, soit une baisse par rapport à 183 530 en 2023.
Modifications au Programme des travailleurs étrangers temporaires
Le PTET a subi plusieurs ajustements clés pour remédier aux pénuries de main-d'œuvre et protéger les travailleurs canadiens :
- Restrictions relatives aux bas salaires:
- UN Plafond employeur de 10 % sur les travailleurs étrangers temporaires à bas salaires a été introduite, avec des exceptions pour les soins de santé, la construction et la transformation des aliments (plafond de 20 %).
- Les EIMT pour les postes à bas salaire ne sont valables qu’un an.
- Les demandes ne sont plus traitées dans les régions où le taux de chômage est supérieur à 6%, sauf pour des secteurs spécifiques.
- Augmentation du seuil salarial:
- Les postes de TET à salaire élevé exigent désormais des salaires 20 % supérieurs aux salaires médians provinciaux, ce qui fait passer 34 000 emplois des catégories à salaires élevés à celles à bas salaires.
- Suspension à Montréal:
- Le traitement de l'EIMT pour les emplois à bas salaire dans le Grand Montréal a été interrompu pendant six mois, reflétant les efforts visant à donner la priorité à l'emploi local.
Ajustements du programme de mobilité internationale
L'IMP, qui facilite les permis exemptés d'EIMT, a introduit des réglementations plus strictes pour les personnes transférées à l'intérieur d'une entreprise (TIC). Les employeurs doivent désormais prouver la légitimité de leur entreprise à travers des opérations génératrices de revenus et entretenir une relation qualifiante avec la société mère étrangère. Les entreprises virtuelles ou les opérations résidentielles ne sont plus éligibles.
Impacts économiques et sociaux des nouvelles politiques
Pressions sur le marché du travail
Des réglementations plus strictes en matière de permis de travail et d’études pourraient exacerber les pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs critiques comme la santé, la technologie et l’ingénierie. Les résidents temporaires du Canada, en particulier les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers, ont joué un rôle essentiel pour combler ces lacunes. Limiter leur nombre peut entraver la croissance économique et la compétitivité.
Équilibrer croissance et infrastructures
Les efforts du Canada pour gérer la résidence temporaire visent à alléger la pression sur le logement, les ressources et les services publics. La réduction du nombre d’étudiants internationaux et de travailleurs étrangers temporaires pourrait améliorer la disponibilité des logements et atténuer la surpopulation dans les centres urbains.
Défis institutionnels
Les établissements d’enseignement fortement tributaires des frais de scolarité internationaux sont confrontés à des risques financiers en raison du nombre réduit d’étudiants. Certains collèges et universités pourraient connaître des fermetures de programmes, des licenciements et une diminution des services, en particulier dans des provinces comme l'Ontario, où les inscriptions internationales sont les plus élevées.
Conclusion : Faire face au changement dans les programmes de résidence temporaire du Canada
Les politiques de résidence temporaire du Canada en 2024 reflètent une évolution vers une réglementation plus stricte et la durabilité. Alors que le gouvernement vise à équilibrer les besoins économiques avec les pressions sur les infrastructures, ces changements créent des défis pour les étudiants, les travailleurs et les établissements internationaux.
L'avenir de la stratégie de résidence temporaire du Canada dépend de sa capacité à s'adapter à l'évolution des demandes. En affinant les voies d'accès à la résidence permanente, en soutenant les établissements d'enseignement et en s'attaquant aux pénuries de main-d'œuvre, le Canada peut maintenir sa réputation de destination de choix pour les talents mondiaux.
Foire aux questions (FAQ)
1. Quelles sont les nouvelles limites d'heures de travail pour les étudiants internationaux au Canada?
À partir de 2024, les étudiants internationaux pourront travailler jusqu'à 24 heures par semaine hors campus pendant la période scolaire. Cette limite établit un équilibre entre l’offre d’opportunités de travail et le maintien de l’accent sur les universitaires. Les étudiants sont autorisés à travailler à temps plein pendant les pauses programmées, comme les vacances d'été ou d'hiver, sans avoir besoin d'un permis de travail supplémentaire.
2. Comment le Canada a-t-il modifié les règles relatives aux permis d'études en 2024 ?
Le Canada a plafonné les permis d'études, réduisant leur nombre de 35 % en 2024, avec une réduction supplémentaire de 10 % prévue pour 2025. De plus, les exigences financières, y compris le certificat de placement garanti (CPG), ont doublé pour atteindre 20 635 $, et des mesures de conformité plus strictes pour des établissements d'enseignement désignés (IDD) ont été mis en place pour maintenir l'intégrité du programme.
3. Quel est l'impact des nouvelles règles sur les permis de travail postdiplôme (PTPD)?
Le Canada a resserré les règles du PTET en 2024, y compris un plafond de 10 % des employeurs pour les travailleurs à faible salaire (20 % pour des secteurs spécifiques), des seuils salariaux plus stricts pour les emplois à salaire élevé et une suspension des demandes d'EIMT à bas salaire dans le Grand Montréal. Ces changements visent à donner la priorité aux travailleurs canadiens et à protéger les travailleurs étrangers temporaires.
5. En quoi le Programme de mobilité internationale (PMI) diffère-t-il du PTET ?
Le PMI permet aux employeurs d'embaucher des travailleurs étrangers sans nécessiter une étude d'impact sur le marché du travail (EIMT). Il comprend des catégories telles que les personnes mutées à l'intérieur d'une entreprise et facilite l'obtention de permis de travail qui correspondent aux intérêts économiques, sociaux ou culturels du Canada. Le PTET, quant à lui, exige l'approbation de l'EIMT pour prouver qu'aucun travailleur canadien n'est disponible pour le poste.
6. Comment les établissements réagissent-ils aux permis d’études réduits ?
Les établissements d’enseignement qui dépendent des frais de scolarité internationaux sont confrontés à des difficultés financières en raison du nombre réduit de permis d’études. Certaines écoles prévoient des fermetures de programmes, des licenciements et une diminution des services aux étudiants. Des provinces comme l'Ontario et la Colombie-Britannique examinent leurs pratiques d'inscription pour les aligner sur les nouvelles politiques.
7. Quels sont les impacts à long terme de ces changements de politique sur le Canada ?
Les changements visent à équilibrer la résidence temporaire avec les demandes d’infrastructures. Même si elles peuvent réduire les pressions en matière de logement et de ressources, des règles plus strictes pourraient dissuader les étudiants et les travailleurs internationaux, ce qui aurait un impact sur des secteurs clés comme la santé et la technologie. Le Canada doit s’adapter pour maintenir sa compétitivité mondiale.



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