Les habitants de l’île française de La Réunion, dans l’océan Indien, ont reçu l’ordre de rester chez eux ce vendredi alors qu’un cyclone menaçant s’approche, avec des rafales pouvant atteindre 200 km/h et des vagues de plus de huit mètres de haut, selon les autorités.
Une alerte violette, le niveau maximal, est en vigueur depuis 9h00 (05h00 GMT), obligeant toute la population – y compris les forces de l’ordre et les services d’urgence – à rester confinée à domicile ou sur leur lieu de travail.
« Nous nous attendons à un impact direct », a déclaré Céline Jauffret, responsable à Météo-France.
Dans son dernier bulletin, l’agence météorologique a confirmé que le cyclone Garance représentait une menace « très importante » pour l’île.
La Réunion et l’île Maurice, située à environ 225 kilomètres au nord-est, sont en état d’alerte renforcée depuis mercredi à l’approche de Garance, qui menace ces destinations prisées des touristes.
L’île Maurice a fermé son principal aéroport dès mercredi, suivie de La Réunion jeudi.
« Face au cyclone Garance, j’appelle nos compatriotes réunionnais à être extrêmement vigilants et à respecter les consignes de sécurité », a écrit le président français Emmanuel Macron sur X jeudi soir.
Toutes les communes de La Réunion, où vivent environ 900 000 personnes, ont ouvert des centres d’hébergement d’urgence, ont précisé les autorités.
À Saint-Denis, la capitale, les habitants se sont rués sur les provisions avant l’entrée en vigueur de l’alerte violette.
« J’ai mis 30 secondes à prendre mon pack d’eau, et maintenant ça fait 10 minutes que j’attends en caisse », raconte Franck Vitry, patientant dans la file d’un supermarché.
« J’ai pris des rouleaux de pâte feuilletée, des œufs et du sucre pour faire des pâtisseries avec mes enfants », confie une autre cliente, Maryvonne Laurent.
À l’intérieur des terres, un maraîcher enlève les bâches protégeant ses serres, l’angoisse au ventre.
« On se sent impuissant », lâche Jean-Christophe Hoareau.
Le dernier cyclone ayant déclenché une alerte violette, Belal, avait fait quatre morts en janvier 2024.

