Le Salon international de l’auto de Vancouver a décidé d’exclure Tesla de son édition 2024, invoquant des « problèmes de sécurité ». Une décision radicale qui intervient après une série d’attaques contre des concessionnaires et bornes de recharge du constructeur aux États-Unis, vraisemblablement liées aux prises de position controversées d’Elon Musk.
Ces derniers mois, des Tesla ont été prises pour cible : voitures incendiées, impacts de balles sur des showrooms, graffitis menaçants. À Las Vegas, le mot « Résistance » a été tagué sur un site après un incendie. Au même moment, le mouvement « Tesla Takedown » multiplie les manifestations, mêlant activistes climatiques et détracteurs de Musk
« La sécurité des participants prime », justifie Eric Nicholl, directeur du salon, auprès de Global News Canada. Tesla aurait refusé de se retirer volontairement, forçant les organisateurs à l’écarter. Un camouflet pour Musk, qui avait qualifié le Canada de « faux pays » sur X – un tweet depuis supprimé.
Musk en victime ? L’étrange défense d’un milliardaire
Sur Fox News, le patron de Tesla a minimisé les attaques : « Je n’ai rien fait de mal, juste des choses productives. C’est de la folie ! ». Pourtant, ses clashs répétés avec Washington – notamment son opposition aux subventions gouvernementales – alimentent les tensions. Sans oublier son soutien à Donald Trump, dont les menaces d’« invasion » du Canada ont encore envenimé le climat.
L’ombre de Trump et les dérives conspirationnistes
L’ex-président, qui rêve d’annexer le Canada comme « 51e État », n’est pas étranger à cette escalade. Ses accointances avec Poutine et ses provocations envers les alliés traditionnels ont redessiné les lignes géopolitiques – et Tesla en subit les contrecoups.
La chaîne conservatrice vole au secours de Musk, mettant en avant les emplois créés par Tesla. Une défense jugée hypocrite par ses détracteurs, qui rappellent les licenciements massifs et la lutte anti-syndicale du groupe. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, s’est d’ailleurs attiré les foudres de la droite en critiquant ouvertement les pratiques sociales du constructeur.
Justice en alerte
La procureure générale Pam Bondi a qualifié ces attaques de « terrorisme intérieur », promettant des peines sévères. Mais sur le terrain, la colère ne retombe pas. Entre climatoscepticisme, clashs politiques et opacité financière, Tesla cristallise les fractures d’une Amérique à vif.
Interrogé par Gizmodo, le constructeur n’a pas réagi. Preuve que même l’empire Musk peine à contrôler la narrative, pris en étau entre activistes, politiques et… un salon de l’auto canadien.



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