in ,

Australie : un nouveau virus détecté chez les chauves-souris, les scientifiques surveillent de près

Australie : un nouveau virus détecté chez les chauves-souris, les scientifiques surveillent de près

Des chercheurs australiens ont identifié un nouveau virus baptisé Salt Gully virus chez des chauves-souris géantes. Classé dans la famille des henipavirus, il est suivi avec attention par la communauté scientifique, même si aucun risque immédiat pour l’homme n’a été établi.

Découverte du Salt Gully virus en Australie

C’est en Australie, dans l’État du Queensland, que des scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization) ont mis en évidence ce nouveau virus présent dans l’urine de chauves-souris, connues localement sous le nom de flying foxes, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Ce virus inédit, appelé Salt Gully virus, appartient à la famille des henipavirus, qui regroupe déjà deux agents pathogènes redoutés : le virus Hendra et le virus Nipah. Ces derniers ont provoqué par le passé des épidémies mortelles, ce qui pousse les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à les considérer comme des menaces prioritaires.

A Lire aussi  Spotify Hikes Premium Abonnement Prix aux États-Unis

Pour étudier ce nouveau virus, les chercheurs australiens ont réussi à l’isoler et à le cultiver dans le Centre australien de préparation aux maladies (ACDP), un laboratoire de haute sécurité installé à Geelong, dans l’État de Victoria.

Un virus surveillé, mais pas d’alerte immédiate

Malgré les inquiétudes que suscite tout nouveau henipavirus, les chercheurs se veulent rassurants. Jennifer Barr, scientifique expérimentale au CSIRO et auteure principale de l’étude, précise :
« Les échantillons montrent que le Salt Gully virus circule chez les chauves-souris depuis au moins 2011, sans preuve qu’il cause une maladie chez l’homme ou chez les animaux. »

Elle ajoute :« Les premiers résultats suggèrent que le virus infecte les cellules différemment du Hendra et du Nipah, ce qui signifie que son potentiel à provoquer des maladies reste inconnu. »

A Lire aussi  «Les boutiques sont dévalisées» : les prix des mascottes des JO 2026 s'envolent

Pour les experts, cette découverte constitue avant tout une avancée scientifique. Elle permettra de développer de nouveaux tests de diagnostic, renforçant la préparation de l’Australie en cas de transmission future du Salt Gully virus aux humains ou au bétail.

L’étude complète a été publiée dans la revue scientifique Emerging Infectious Diseases, éditée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GIPHY App Key not set. Please check settings

France : l’été 2025 au 3ᵉ rang des plus chauds jamais enregistrés

France : l’été 2025 au 3ᵉ rang des plus chauds jamais enregistrés

Mandat d’arrêt contre Bachar al-Assad : « la fin d’une impunité ignoble », réagit la journaliste Edith Bouvier

Mandat d’arrêt contre Bachar al-Assad : « la fin d’une impunité ignoble », réagit la journaliste Edith Bouvier