Le conflit entre Nekfeu et son ex-compagne, parents d’un enfant de trois ans, vient de connaître un nouveau rebondissement. Ce mercredi 19 mars, la justice a condamné la mère à deux mois de prison avec sursis pour avoir refusé à plusieurs reprises, entre 2022 et 2024, de confier leur fils au rappeur, dont la résidence principale a été fixée par le tribunal. Elle devra également lui verser un euro symbolique de dommages et intérêts.
Pourtant, l’affaire est loin d’être close. Séparés avant même la naissance de leur enfant, les deux ex-partenaires s’affrontent depuis des mois. Si la jeune femme de 32 ans bénéficie d’un droit de visite un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, elle conteste ce mode de garde. En novembre 2023, Nekfeu (de son vrai nom Ken Samaras) avait même dû solliciter la police après un nouveau refus de sa part.
Accusations croisées et présomption d’innocence
En parallèle, l’ex-compagne du rappeur l’accuse de « violences sur mineur » et de « viol » – des plaintes classées sans suite à ce jour. Du côté de Nekfeu, soutenu par ses proches, on dénonce une instrumentalisation des procédures. « Il est fâcheux que le tribunal n’ait pas tenu compte de la mauvaise foi de Ken Samaras, qui se plaint de non-représentations alors qu’il était parfois en vacances à l’étranger. Nous démontrerons en appel que la mère agissait pour protéger son enfant », ont réagi ses avocats, Mes William Bourdon et Florence Fekom, dans Le Figaro.
Un passif juridique lourd
Ce n’est pas la première sanction pour la mère : lors de leur divorce en mars 2024, elle avait déjà écopé d’une amende de 2 000 euros pour les mêmes manquements. Malgré les tensions, Nekfeu, récemment candidat aux Césars pour sa performance dans « Chien de la casse », tente de préserver son image publique. Une bataille où l’enfant reste au centre d’un bras de fer dont personne ne sort indemne.

