Le Washington Post s’est récemment penché sur une question qui taraude beaucoup de monde : pourquoi Elon Musk voue-t-il une guerre si acharnée aux programmes de diversité ? Ou pour le dire crûment : à quel moment exact est-il devenu aussi raciste ?
Pour tenter de le disculper, son père Errol Musk a offert au journal une anecdote… qui se retourne comme un boomerang. D’après lui, le jeune Elon et son frère « n’étais pas dans des conneries politiques » mais plutôt « amis avec nos domestiques noirs ». Une famille Musk présentée comme modèle de tolérance dans une Afrique du Sud sans crime – du moins dans leur luxueuse bulle.
Un père encombrant (et pas qu’un peu)
Précisons d’abord qu’Errol Musk semble être un red flag ambulant. D’après les témoignages de ses ex-femme et enfants, ce père tyrannique aurait terrorisé sa famille par des violences physiques et verbales. Après son divorce, il a même eu un enfant avec sa belle-fille – niveau morale, on est dans le négatif.
Côté racisme, le bonhomme assume à demi-mot. Dans la biographie d’Elon par Walter Isaacson, il explique ne pas avoir déclaré sa mine d’émeraude « sinon les Noirs vous dépouilleraient de tout ». Avant d’ajouter, dans un grand élan de générosité : « Je n’ai rien contre eux, ils sont juste différents ». Ça tombe bien, les Sud-Africains ont connu ce genre de « différences » sous l’apartheid…
L’héritage empoisonné
Elon n’est évidemment pas responsable des dérives paternelles. Mais difficile de croire que grandir dans ce climat n’ait pas laissé de traces. Le milliardaire semble avoir poussé la logique familiale plus loin : ces derniers mois, il a dénoncé le « mélange des cultures », pleuré la baisse de natalité « des pays blancs », et relayé des théories complotistes sur un prétendu « génocide des Blancs » en Afrique du Sud.
Sa dernière trouvaille ? Affirmer que les politiques de diversité dans les recrutements… tuent des gens. Un délire qui ferait presque passer ses tweets sur le « wokisme cancérigène » pour de la modération.
La défense qui accuse
Cerise sur le gâteau des Musk : le père et le fils partagent la même stratégie de défense bancale. « Je ne suis pas raciste, regardez mes domestiques/amis noirs ! » clame Errol. « Je ne suis pas raciste, regardez mes usines en Chine ! » répond Elon.
Une rhétorique qui rappelle furieusement ces vieux colons expliquant que « leurs » Noirs étaient bien traités. De quoi donner raison au Post : quand on cherche les racines du problème, il suffit parfois de regarder du côté de l’arbre généalogique.

