Il trône en star dans nos frigos, et vous l’avez deviné : c’est bien du beurre dont nous parlons. Étendu sur une tartine de pain encore chaud ou fondu délicatement sur un plat gourmand, il fait l’unanimité chez les Français. D’autant que notre pays excelle dans sa fabrication, même si certaines références sont à éviter. Et avec ses déclinaisons – tendre, aromatisé, demi-sel… –, il y en a pour tous les palais. Seule ombre au tableau : malgré son succès, le beurre traîne une réputation peu flatteuse.
Pas plus de 20 grammes par jour
Fabriqué à partir de lait, le beurre contient une grande proportion de matières grasses – 82 %, pour être précis. Le reste ? Un mélange d’eau et de nutriments, mais en quantités infimes.
« Le beurre a longtemps été critiqué. C’est un produit naturel, mais riche en graisses saturées et en cholestérol. Cependant, comme souvent en nutrition, tout est une question de qualité et de quantité », rappelle Alexandra Balique, diététicienne-nutritionniste, interrogée par Le Point. Elle précise d’ailleurs qu’il ne faut pas dépasser 20 grammes par jour.
Un produit aux atouts insoupçonnés
Mais le beurre n’a pas que des défauts, comme le souligne la spécialiste : « Il présente des points positifs. Déjà, c’est un produit très peu transformé. Ensuite, il apporte plusieurs vitamines, notamment A, D, E et K. » On y trouve aussi du butyrate, un acide gras bénéfique pour la santé intestinale.
Cependant, Alexandra Balique tempère : « Ces vitamines sont présentes en très petites quantités. Si vous respectez la dose recommandée, vous n’en tirerez que très peu. » Et pour maximiser les bienfaits, mieux vaut choisir un beurre bio et de qualité : « Vous bénéficierez ainsi de plus de vitamines et d’oméga-3. »
Par quoi peut-on le remplacer ?
Attention tout de même : les graisses saturées du beurre « influencent le taux de cholestérol et peuvent augmenter le LDL (le ‘mauvais’ cholestérol). Les personnes à risque cardiovasculaire doivent donc en limiter la consommation. »
Alors, quelle alternative privilégier ? La diététicienne recommande les huiles végétales, le beurre n’étant « pas indispensable dans l’alimentation ». Une étude parue dans JAMA Internal Medicine va dans ce sens : remplacer 10 grammes de beurre par une huile végétale réduirait de 17 % le risque de décès lié au cancer.
Enfin, un dernier conseil pour les amateurs : « Quand il noircit, le beurre produit des composés toxiques et cancérigènes. Pour éviter tout danger, consommez-le cru, cuit à basse température ou simplement fondu sur des aliments. »
Bref, on peut se faire plaisir… mais avec modération et discernement !



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