Menu
in

Le ministre français Valls en quête d’un accord pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Le ministre français Valls en quête d’un accord pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

En déplacement pour quatre jours en Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer Manuel Valls multiplie les efforts pour accompagner la construction de l’avenir du territoire, alors que de nouvelles négociations tentent de surmonter les divisions politiques et de renforcer la stabilité.

Dimanche matin, Valls a franchi une étape clé en remettant aux délégations indépendantistes et loyalistes un projet d’accord visant à dessiner le futur institutionnel de cet archipel du Pacifique. Sa visite s’inscrit dans un contexte de reprise des discussions, après les émeutes meurtrières de 2024, et porte l’espoir d’une résolution constructive.

« Le ministre a pris l’initiative. Il a transmis à toutes les délégations politiques un projet d’accord, désormais à l’étude », a indiqué Pascal Vittori, membre de la délégation loyaliste, à l’AFP. Il précise qu’il s’agit d’« un texte proposant des pistes sur chaque sujet, mais qui reste ouvert à la discussion ».

Sur X, le gouvernement local a partagé : « Dans le cadre de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls […] a été reçu ce jour par le gouvernement. Il a signé avec le président du gouvernement, Alcide Ponga, la convention relative à l’octroi du prêt AFD de 120 milliards de francs » – soit plus de 8 millions d’euros de l’Agence française de développement.

« L’histoire ne se répètera pas »

Une séance plénière est prévue lundi après-midi au Haut-commissariat, réunissant toutes les parties pour examiner le projet d’accord et œuvrer à un consensus.

Dès l’ouverture des discussions samedi, Valls a insisté sur l’urgence de parvenir à un compromis. « Nous devons franchir un pas décisif vers un accord global », a-t-il exhorté, appelant les dirigeants calédoniens à « faire preuve d’audace » et à « saisir ce moment historique », rappelant que « l’histoire ne se répètera pas ».

Parmi les sujets clés abordés : les mécanismes d’autodétermination, la répartition des compétences régaliennes, la gouvernance locale, la citoyenneté calédonienne, le corps électoral ou encore l’élaboration d’une loi fondamentale à intégrer dans la Constitution.

Un participant relève que la pression monte dans les bases politiques pour aboutir, même si les motivations divergent : « Pour les Loyalistes, l’enjeu est la sécurité sur le long terme. Pour les indépendantistes, dont les communautés ont été les plus touchées par les récents événements, l’urgence est de répondre rapidement aux défis du quotidien ».

Reconstruction et relance économique

Dimanche, Valls a également rencontré les maires du territoire pour évoquer leurs priorités : sécurité, finances locales, reconstruction et éducation. Par ailleurs, deux associations de maires se réuniront la semaine prochaine pour formuler des propositions sur le rôle des communes dans l’évolution statutaire de la Nouvelle-Calédonie.

Lors des échanges, le ministre a confirmé la notification des dotations communales pour 2025, le déblocage des subventions d’investissement et le maintien du Fonds de développement communal. Il a aussi annoncé une enveloppe de 200 millions d’euros, à préciser, pour soutenir les collectivités face aux pressions sociales croissantes (éducation, sécurité, lutte contre la précarité).

En parallèle des discussions institutionnelles, Valls a présenté des mesures immédiates pour stimuler la relance économique, dont une prolongation du dispositif d’exonération fiscale afin d’accélérer la reconstruction des commerces sinistrés en 2024. « L’avenir et la paix civile en dépendent », a-t-il souligné.

Le ministre quittera le territoire mardi soir, clôturant quatre jours de discussions pour poser les bases d’un avenir apaisé et prospère pour la Nouvelle-Calédonie.

Leave a Reply

Quitter la version mobile