Donald Trump a envoyé un message clair à l’Iran ce lundi : renoncez aux armes nucléaires, ou ça va chauffer. Le ton est monté d’un cran quand on lui a demandé si les États-Unis envisageaient des frappes sur les sites atomiques iraniens. Sa réponse, cash : « Bien sûr que oui. »
L’ancien président américain a même lâché : « Ils sont en train de nous tester », après la rencontre entre son émissaire Steve Witkoff et un haut responsable iranien à Oman samedi. Les deux camps ont qualifié ces échanges de « constructifs », avec un deuxième round prévu à Rome ce week-end. Objectif ? Débloquer la crise autour du programme nucléaire iranien, selon une source proche du dossier.
« L’Iran doit abandonner l’idée de se doter de l’arme atomique. C’est non-négociable », a martelé Trump, estimant que Téhéran était « très près » de franchir le cap. Pression maximale, donc.
Du côté iranien, on reste méfiant. Un responsable avoue à demi-mot que les discussions de samedi servaient surtout à « poser les bases d’éventuelles négociations ». Pas de quoi crier victoire. D’autant que Trump, lors de son mandat, avait torpillé l’accord nucléaire de 2015 signé sous Obama. Depuis, les relations sont gelées.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, file en Russie cette semaine avant le prochain face-à-face. Les médias italiens confirment que Rome accueillera la suite des pourparlers, avec l’aide d’Oman. Mais Téhéran garde les pieds sur terre : Trump a déjà menacé de « bombarder l’Iran » en cas d’échec…
En toile de fond, le vrai sujet crispe toujours : l’uranium enrichi. Pour Washington et ses alliés (Israël en tête), c’est la preuve que l’Iran cherche la bombe. Téhéran, lui, jure que c’est pour produire de l’électricité.
En attendant, Moscou, partenaire historique de l’Iran, soutient son droit au nucléaire civil. De quoi compliquer les choses. La balle est dans le camp de Trump : saura-t-il convaincre sans enflammer la région ? Réponse dans les prochains rounds diplomatiques.
Avec l’AFP

