Emmanuel Macron a balancé ce lundi un message clair : si la France reconnaît un État palestinien, c’est pour donner l’exemple. « L’idée, c’est que d’autres pays suivent le mouvement », a-t-il expliqué lors d’une visite dans un centre culturel arabe à Paris. Une façon de relancer le débat, quelques jours après avoir évoqué une possible reconnaissance officielle dès juin, lors d’une conférence à l’ONU.
Dans la même journée, le président français et Mahmoud Abbas, son homologue palestinien, ont appelé à un « cessez-le-feu urgent » à Gaza. Le Hamas, de son côté, a fait savoir qu’il était prêt à libérer tous les otages… à condition qu’Israël arrête la guerre. Problème : depuis l’échec de la trêve en mars, les frappes israéliennes ont redoublé, provoquant des déplacements massifs de population et bloquant l’arrivée de l’aide humanitaire.
Au téléphone, Macron et Abbas ont « insisté sur l’urgence d’un arrêt des combats, l’accélérer l’envoi d’aide et le refus de voir les Palestiniens chassés de leurs terres », rapporte l’agence Wafa. Les deux hommes ont aussi réaffirmé leur soutien à une solution à deux États, avec l’idée que l’Autorité palestinienne reprenne la gestion de Gaza après la guerre.
Sur X (ex-Twitter), Macron a résumé son discours : « La France se bat pour la libération des otages, un cessez-le-feu durable et l’accès à l’aide à Gaza. » Une déclaration qui sonne comme un rappel à l’ordre, alors que la communauté internationale reste divisée sur le sujet.
Je viens de parler avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 14, 2025
La France est pleinement mobilisée pour obtenir la libération de tous les otages, le retour d’un cessez-le-feu durable et un accès immédiat de l’aide humanitaire vers Gaza.
Il est essentiel de bâtir…
Mais derrière les mots, les actes se font attendre. Entre les promesses de reconnaissance et la réalité sur le terrain, le fossé reste énorme. Reste à voir si cette annonce française va vraiment faire bouger les lignes… ou si c’est juste un coup de com’ de plus.

