Le marathon de Boston a encore offert un grand spectacle ce lundi. Chez les hommes, c’est le Kényan John Korir qui a décroché la victoire, tandis que Sharon Lokedi a créé la surprise en battant Hellen Obiri dans la course féminine.
Déjà auteur d’un chrono exceptionnel à Chicago en 2024 (2h02’44), qui fait de lui le sixième marathonien le plus rapide de l’histoire, Korir a confirmé son talent en bouclant les 42,195 km de Boston en 2h04’45.
Une performance qui fait écho à celle de son frère Wesley Korir, vainqueur de cette même course en 2012. Une histoire de famille qui continue d’écrire sa légende sur les routes du Massachusetts.
Un podium très disputé
Derrière Korir, la bataille a été rude pour les places d’honneur. Le Tanzanien Alphonce Felix Simbu, médaillé de bronze aux Mondiaux 2017, a pris la deuxième place d’un cheveu, devant le Kényan Cybrian Kotut, dans un final au sprint. Temps identique pour les deux : 2h05’04.
L’Américain Conner Mantz, premier coureur local à franchir la ligne, a terminé au pied du podium, à seulement quatre secondes du top 3. Il n’était qu’à huit secondes du record US détenu par Ryan Hall. Une belle performance qui montre qu’il faudra compter sur lui à l’avenir.
Lokedi, la révélation de la course féminine
Chez les femmes, tout le monde attendait Hellen Obiri, tenante du titre et grande favorite. Mais c’est une autre Kényane, Sharon Lokedi, qui a surpris tout le monde. À 31 ans, elle s’est imposée en 2h17’22, signant au passage un nouveau record du parcours.
Elle a devancé Obiri de 19 secondes, tandis que l’Éthiopienne Yalemserf Yehualaw a complété le podium.
Lokedi a ainsi effacé l’ancien record détenu par Buzunesh Deba (2h19’59 en 2014) et marqué les esprits avec une fin de course impressionnante. Elle devient ainsi l’une des nouvelles figures du marathon mondial.
Une course rapide mais sans record
Malgré un plateau très relevé chez les hommes, avec 21 coureurs sous les 2h09, personne n’a pu approcher le record du parcours signé Geoffrey Mutai en 2011 (2h03’02).
Le rythme était pourtant élevé dès le départ. Conner Mantz a emmené un groupe compact à travers les 5 premiers kilomètres en 14’20, puis Sisay Lemma a pris la tête à partir du 10e kilomètre. Mais l’Éthiopien a payé ses efforts et a dû abandonner après 1h19 de course.
Korir, bien placé, a attendu son heure. À partir du 34e kilomètre, il a accéléré brutalement, creusant un écart que personne ne parviendra à combler. Derrière lui, la lutte pour le podium s’est intensifiée, mais aucun n’a pu revenir.
Obiri battue sur le fil
Hellen Obiri espérait devenir la première femme depuis 1999 à remporter trois marathons de Boston d’affilée. Seules quatre femmes ont réussi cet exploit. Mais cette année, c’est Sharon Lokedi qui lui a volé la vedette.
Jusqu’à mi-course, un groupe de 14 coureuses restait dans les temps pour passer sous les 2h20. Mais la sélection s’est faite peu à peu, et Lokedi a su garder des forces pour terminer très fort. Une fin de course éclatante, dans une ambiance survoltée, avec plus de 32 000 coureurs amateurs dans son sillage.
Avec l’AFP



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