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Ukraine : la France doute de la sincérité de la « trêve de Pâques » proposée par la Russie

Ukraine : la France doute de la sincérité de la « trêve de Pâques » proposée par la Russie

Alors que de nouvelles discussions sur la paix en Ukraine doivent avoir lieu cette semaine, la France a réagi avec une certaine méfiance à l’appel de Vladimir Poutine en faveur d’une « trêve de Pâques », le qualifiant de simple manœuvre politique sans réelle volonté de paix.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a clairement affiché son scepticisme. Selon lui, cette proposition du président russe n’est rien d’autre qu’un « coup de com » destiné à séduire Donald Trump, plutôt qu’un véritable geste d’apaisement.

Dans un entretien accordé à FranceInfo mardi, Barrot a déclaré que cette trêve ressemblait plus à une « opération séduction » qu’à un réel effort pour faire avancer les négociations. « C’est une façon de calmer Trump pour éviter qu’il ne s’impatiente ou se fâche », a-t-il résumé.

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Une trêve déjà rompue

Peu après son annonce, cette trêve a été rompue par de nouvelles frappes russes sur le sol ukrainien, renforçant encore un peu plus le doute côté européen sur les intentions de Moscou.

Barrot a expliqué que « les États-Unis ont suggéré à Kiev un cessez-le-feu général de 30 jours. Les Ukrainiens ont accepté. Maintenant, c’est à Vladimir Poutine de jouer et de faire de même ».

Pressions diplomatiques avant les discussions à Londres

Les nouvelles négociations doivent se tenir ce mercredi à Londres, en présence de représentants de l’Ukraine, de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. Elles font suite à une réunion à Paris la semaine dernière, où étaient présents le secrétaire d’État américain Marco Rubio et Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump.

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Face à l’attitude ambigüe de Moscou, les Européens durcissent le ton. Jean-Noël Barrot a assuré que la France, comme d’autres pays européens, a clairement posé ses conditions à Washington pour encadrer toute future solution de paix.

« Notre priorité, c’est la sécurité de l’Europe et la défense des intérêts français », a-t-il affirmé. Il a précisé que ces fameuses « lignes rouges » avaient été communiquées aux États-Unis, sans pour autant les détailler. En coulisses, plusieurs diplomates européens confient qu’ils s’opposent fermement à toute proposition qui entérinerait l’occupation de territoires ukrainiens par la Russie.

Washington perd patience

Ce positionnement ferme contraste avec les propos récents de Marco Rubio. Le secrétaire d’État américain a laissé entendre que si aucun accord n’était trouvé rapidement, les États-Unis pourraient tout simplement se retirer du processus.

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« Nous aidons l’Ukraine depuis trois ans, mais ce n’est pas notre guerre », a-t-il déclaré vendredi. Il a ajouté que si l’implication européenne restait « utile », les États-Unis avaient « d’autres priorités » à gérer si la situation restait bloquée.

Côté français, cette perspective inquiète. Beaucoup redoutent qu’une volonté de Donald Trump de tourner la page sur l’Ukraine laisse le continent européen plus vulnérable face à la Russie.

Comme l’a rappelé Jean-Noël Barrot, toute solution durable devra « inclure l’Europe, son accord et sa participation active ».

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