C’est parti pour la campagne électorale à Singapour. Depuis mercredi, les partis sont en lice pour séduire les électeurs avant le scrutin du 3 mai. Un vrai baptême du feu pour Lawrence Wong, le nouveau premier ministre, qui hérite d’un climat tendu : hausse des prix, grogne sociale et opposition qui gagne du terrain.
Arrivé au pouvoir en 2024 après le départ de Lee Hsien Loong – fils du légendaire fondateur Lee Kuan Yew –, Wong a lancé un avertissement aux citoyens : « Cette élection décidera de votre avenir et de celui de vos enfants. » Pas étonnant : entre l’économie mondiale chamboulée par les taxes américaines et les défis locaux, la pression est palpable.
Le PAP en position dominante… mais pas tranquille
Depuis plus de 60 ans, le Parti de l’action populaire (PAP) règne sans partage. Pourtant, l’opposition, menée par le Workers’ Party (WP), pourrait créer la surprise. Leur stratégie ? Miser sur des candidats charismatiques, comme Harpreet Singh Nehal. Cet ancien avocat de la banque centrale, devenu star médiatique, attire tous les regards.
« Maintenez la dynamique ! », a lancé Pritam Singh, chef du WP, en appelant à un parlement « plus équilibré ». Objectif : offrir une alternative crédible au parti au pouvoir, accusé par certains d’être déconnecté des réalités du quotidien.
DPM Heng Swee Keat and SM Teo Chee Hean have announced their retirement from politics. Both are giants in public service – remarkable individuals who have dedicated their entire careers to serving their fellow citizens, and advancing our nation’s interests. pic.twitter.com/5pu7rmDDCP
— Lawrence Wong (@LawrenceWongST) April 23, 2025
Coût de la vie, incertitudes… Les dossiers qui fâchent
Dans les rues de la cité-État, les sujets qui reviennent sont concrets : pouvoir d’achat en berne, logements trop chers, inquiétudes pour l’emploi. Autant de défis pour Lawrence Wong, qui doit prouver qu’il incarne le renouveau promis.
Malgré tout, le PAP reste favori. Son bilan économique – Singapour est un des pays les plus riches d’Asie – et sa stabilité politique rassurent une partie de l’électorat. Mais l’usure du pouvoir et les erreurs passées pourraient jouer en sa défaveur.
Rendez-vous le 3 mai pour savoir si les Singapouriens choisiront la continuité… ou une nouvelle ère.
Avec l’AFP



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