Alors qu’Ousmane Dembélé et les autres attaquants du PSG captent tous les regards durant cette folle campagne en Ligue des Champions, un homme reste dans l’ombre : Gianluigi Donnarumma. Pourtant, sans ses arrêts décisifs, le club parisien ne serait probablement pas à un match de la finale. Ce mercredi, face à Arsenal au Parc des Princes (1-0 à l’aller), le gardien italien pourrait une nouvelle fois être décisif.
Un gardien dans l’ombre (mais pas dans les cages)
La victoire étriquée à l’Emirates Stadium la semaine dernière résume bien son importance. Si Dembélé a marqué l’unique but, Donnarumma a sauvé son équipe à au moins cinq reprises, dont deux arrêts spectaculaires face à Martinelli et Trossard. Un moment de flottement sur un coup franc aurait même pu coûter cher… sans un hors-jeu salvateur.
Mais ce n’est pas nouveau. Contre Aston Villa en quarts de finale, alors que le PSG tremblait après avoir mené 3-1 à l’aller, le portier de 26 ans a réalisé des arrêts clés (notamment sur Rashford et Tielemans) pour éviter le naufrage. « Pour être champion, il faut un grand gardien », a résumé Marquinhos. Même héros contre Liverpool en huitièmes, il avait arrêté deux penalties lors de la séance décisive.
Un géant au parcours en dents de scie
Pourtant, tout n’a pas été simple pour « Gigio » depuis son arrivée en 2021. Après son Euro 2020 héroïque avec l’Italie, il a dû partager les cages avec Keylor Navas. Les erreurs coûteuses (comme contre le Real Madrid en 2022) ont alimenté les doutes. Son jeu au pied, crucial pour le style de Luis Enrique, a même poussé l’entraîneur à le remplacer par Safonov contre le Bayern en novembre… avant de le rappeler après une défaite.
Aujourd’hui, le débat est clos. Avec 150 matches sous le maillot parisien, Donnarumma semble avoir gagné sa place. « Beaucoup doutent de lui, pas nous », assurait Hakimi en avril. Reste que son contrat se termine en 2026. Le PSG surveillerait Lucas Chevalier (Lille), mais le principal intéressé veut rester : « Paris, c’est ma maison. J’aimerais prolonger. »
Avant le futur, la finale
Pour l’heure, la priorité est ailleurs. Face à Arsenal, Donnarumma devra encore être l’ultime rempart d’un PSG qui rêve enfin de soulever « la grande oreille ». Un défi à sa mesure : quand il est dans sa zone, le géant de 1,96 m donne l’impression de remplir tout le but. Et si le héros de la soirée s’appelait encore une fois… le gardien ?
Avec l’AFP



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