À 77 ans, Paula Hambrick n’aurait jamais imaginé voir un jour un pape américain, encore moins issu de sa ville natale : Chicago.
Et pourtant, ce vendredi, au cœur de la cathédrale Holy Name, elle assistait avec émotion à une messe célébrant l’élection du tout nouveau pape Léon XIV, originaire des quartiers sud de la ville.
« Il y a trois choses que j’espérais voir dans ma vie : que les Cubs gagnent la Série mondiale, qu’une femme devienne présidente et qu’un Américain devienne pape », confie-t-elle à l’AFP avec un sourire.
« J’en ai eu deux sur trois ! C’est pas mal, non ? »
Sous les voûtes en bois de l’imposante cathédrale, Paula ne cachait pas sa joie :
« C’est incroyable. Je suis ravie. »
Une fierté locale qui se ressent
Dès 8h du matin, les bancs de l’église se remplissaient peu à peu pour la première messe dédiée au nouveau souverain pontife. Parmi les fidèles, Alejandro Mendoza, 24 ans, ne cachait pas son enthousiasme.
« Je dis à tout le monde que le pape vient de chez moi », lance-t-il avec fierté.
« On a l’impression de le connaître. C’est vraiment spécial, ce sentiment d’appartenance. »
Une surprise dans les quartiers sud
Maryjane Okolie, religieuse en poste dans la banlieue sud depuis plus de dix ans, raconte à quel point la nouvelle a secoué la communauté locale.
« Les gens sont surpris, excités… tout le monde en parle », explique-t-elle.
Elle espère que le pape Léon XIV, de son vrai nom Robert Francis Prevost, poursuivra dans la lignée de François, connu pour son engagement auprès des plus fragiles.
Un message d’unité et de justice
Pour Nate Bacon, diacre de 61 ans en mission au Guatemala depuis plus d’une décennie, l’annonce a d’abord été un choc.
« Dans un contexte où les États-Unis ont une posture très dominante dans le monde, le fait qu’un pape soit américain m’a d’abord un peu dérangé », admet-il.
Mais son avis a changé lorsqu’il a appris que Prevost avait passé de nombreuses années au Pérou, au service des populations locales.
« C’est quelqu’un qui construit des ponts, dans l’esprit du pape François. J’ai alors commencé à être enthousiaste. »
Bacon espère que ce nouveau pape américain saura envoyer un message fort à l’international :
« J’espère qu’il pourra réparer un peu les dégâts causés par l’administration Trump », déclare-t-il, faisant référence aux politiques migratoires jugées agressives. « Un pape né aux États-Unis peut devenir une figure prophétique, un symbole de justice, de paix, d’accueil des étrangers et de soutien à ceux que la société met de côté. »
Une visite très attendue à Chicago
Pour l’évêque Lawrence Sullivan, qui a co-célébré la messe, une visite prochaine de Léon XIV à Chicago serait un moment inoubliable :
« Son retour ici serait une source d’immense joie et d’enthousiasme. »
Avec l’AFP



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