Des dizaines de journalistes français, soutenus par plusieurs rédactions majeures, lancent un appel urgent au gouvernement : aider à l’évacuation des fixeurs, journalistes locaux et chauffeurs palestiniens qui, depuis 18 mois, risquent leur vie pour documenter la guerre à Gaza.
“Sans eux, Gaza serait un trou noir de l’information.” C’est ce qu’on peut lire dans une déclaration signée par des associations de journalistes représentant une vingtaine de médias français.
Une couverture rendue possible grâce aux journalistes locaux
Depuis le début des bombardements israéliens en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 – qui a fait plus de 1 200 morts côté israélien et plus de 250 personnes enlevées – les médias français s’appuient sur des journalistes et collaborateurs palestiniens pour informer sur la situation à Gaza. Ces professionnels locaux jouent un rôle essentiel dans la collecte d’informations, alors que l’accès à la bande de Gaza reste fermé à la majorité des journalistes étrangers.
“Ce sont eux qui vous tiennent informés de l’horreur en cours sur le terrain, alors que le gouvernement israélien empêche en grande partie la presse internationale de couvrir le conflit,” précise encore le communiqué.
Un appel à agir, comme pour les interprètes afghans
Les signataires demandent à l’État français de prendre ses responsabilités et d’agir, comme cela avait été fait pour les interprètes et collaborateurs de l’armée française en Afghanistan.
Car aujourd’hui, le danger s’intensifie. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a menacé de reprendre le contrôle total de Gaza, ce qui fait craindre une escalade encore plus violente. Pour les journalistes palestiniens et leurs familles, cela pourrait être fatal.
“Nos collègues et leurs proches sont en danger de mort,” alerte le texte.
Plus de 200 journalistes tués depuis le début du conflit
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, plus de 200 journalistes palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre. Un chiffre glaçant, qui illustre à quel point exercer ce métier à Gaza est devenu un acte de courage quotidien.
Les associations de journalistes espèrent que cet appel ne restera pas lettre morte. Car sans ces voix locales, il serait tout simplement impossible de comprendre ce qui se passe réellement sur le terrain.



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