Bombay, Inde – Les douaniers de l’aéroport international de Bombay ont eu une drôle de surprise en inspectant les bagages d’un passager en provenance de Thaïlande ce dimanche. À l’intérieur de ses valises, pas de vêtements ou de souvenirs, mais… une quarantaine de serpents venimeux, ainsi que plusieurs tortues rares. Un trafic d’animaux sauvages qui illustre l’ampleur du commerce illégal d’espèces protégées.
Un chargement pour le moins… glissant
Parmi les reptiles saisis, les autorités ont identifié des vipères indonésiennes, des vipères à queue d’araignée et cinq tortues-feuilles d’Asie, toutes des espèces protégées. Les photos publiées par les douanes montrent des serpents aux couleurs vives – bleus et jaunes – s’enroulant dans un seau, visiblement stressés par leur voyage clandestin.
L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, avait dissimulé ses précieux (et dangereux) passagers dans ses bagages enregistrés, probablement en espérant passer entre les mailles du filet. Raté.
Rare Wildlife Seized in Major Smuggling Bust at Mumbai Airport, One Indian passenger arrested
— All India Radio News (@airnewsalerts) June 1, 2025
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Bombay, plaque tournante du trafic d’animaux
Ce n’est malheureusement pas une première pour l’aéroport de Bombay. En février dernier, un autre passager avait été surpris avec cinq gibbons de Siamang, une espèce de singe menacée, cachés dans une caisse en plastique au fond de sa valise. Entre septembre et novembre, les douanes avaient également intercepté douze tortues vivantes, quatre calaos et cinq jeunes caïmans.
Autant de saisies qui révèlent l’ampleur d’un trafic international particulièrement lucratif, alimenté par la demande d’animaux exotiques pour les collectionneurs ou la médecine traditionnelle.
Des espèces en danger
La plupart des animaux saisis sont classés comme menacés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur commerce est strictement réglementé, voire interdit, mais cela n’empêche pas les trafiquants de tenter leur chance.
Les reptiles et autres créatures confisqués ont été confiés à des centres spécialisés. Quant au contrebandier, il risque une lourde amende et des poursuites pénales. Reste à savoir s’il parviendra à se sortir de ce mauvais pas aussi facilement qu’un serpent de sa mue…
Avec AFP



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