Le drame a eu lieu dans le sud des États-Unis, où une femme de 71 ans est décédée après avoir contracté une infection cérébrale rarissime. En cause : une amibe appelée Naegleria fowleri, présente dans l’eau non traitée qu’elle utilisait pour se laver les sinus.
Une simple habitude au quotidien, une issue tragique
Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la victime aurait utilisé l’eau du réservoir de son camping-car pour faire un lavage nasal. L’eau n’avait pas été bouillie, une précaution pourtant essentielle pour éviter toute contamination. Malheureusement, cette négligence lui a été fatale.
Le rapport des autorités sanitaires américaines est sans équivoque : la septuagénaire a été touchée par une méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), une infection aussi rare que foudroyante. Ce type de cas, très peu fréquent — trois décès par an en moyenne aux États-Unis — survient principalement en été, lorsque les températures favorisent la prolifération de cette amibe redoutable.
Une amibe qui attaque le cerveau
Le parasite, Naegleria fowleri, se développe dans les eaux douces et chaudes. Il peut s’introduire dans l’organisme par le nez, notamment lors de baignades ou de lavages nasaux, et remonter jusqu’au cerveau via le nerf olfactif. Les premiers symptômes — maux de tête, nausées, vomissements — laissent vite place à des troubles neurologiques sévères.
Une fois installée, l’amibe détruit progressivement les tissus cérébraux. L’issue est souvent fatale en moins d’une semaine. À ce jour, aucun traitement réellement efficace n’existe pour contrer cette infection fulgurante.
Des cas déjà signalés par le passé
Si ce nouveau décès fait la une, ce n’est pas une première aux États-Unis. En 2020, un enfant de six ans est mort après avoir contracté l’amibe, possiblement en jouant avec un tuyau d’arrosage ou dans une pataugeoire. En 2023, un homme a succombé après avoir utilisé de l’eau du robinet pour un rinçage nasal en Floride.
Mais la majorité des infections sont liées à la baignade dans des lacs ou rivières d’eau chaude. Le Dr Anjan Debnath, parasitologue cité par le Daily Mail, rappelle qu’il vaut mieux éviter de se baigner dans les eaux douces non traitées, en particulier en Floride et au Texas, où les températures estivales battent régulièrement des records. À ce jour, le Texas détient tristement le record du nombre de cas de MEAP aux États-Unis, avec 39 contaminations recensées sur un total national de 160.
Les bons réflexes à adopter
Les autorités sanitaires texanes redoublent aujourd’hui de vigilance et conseillent à la population de faire bouillir l’eau pendant au moins une minute avant toute utilisation nasale. Il est également recommandé d’éviter que l’eau ne pénètre dans les narines sous la douche, de ne pas plonger la tête dans une baignoire remplie, et de surveiller les enfants lorsqu’ils jouent avec des jets d’eau ou des arroseurs.
Un simple geste de prévention peut faire toute la différence. Car si l’amibe mangeuse de cerveau reste rare, elle n’en est pas moins impitoyable.



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