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Steven Seagal et sa rupture avec les États-Unis : “J’aime ce pays, c’est pour ça que je me sens trahi”

Steven Seagal et sa rupture avec les États-Unis : “J’aime ce pays, c’est pour ça que je me sens trahi”

Acteur de films d’action culte dans les années 90, Steven Seagal a peu à peu glissé dans l’oubli médiatique… mais pas sans fracas. Son éloignement avec Hollywood et ses prises de position de plus en plus pro-russes ont fait de lui une figure controversée, voire indésirable outre-Atlantique. Une scène de son film General Commander  (2019) — l’un de ses derniers rôles — illustre presque prophétiquement ce revirement radical, comme une sorte d’adieu déguisé aux États-Unis.

Un dialogue de film aux accents de confession

Dans General Commander, Seagal incarne Jake Alexander, un agent de la CIA interrogé dans un centre clandestin par d’anciens collègues. Dès les premières minutes, le ton est donné : “Tu poses des questions auxquelles tu ne comprendras jamais les réponses. J’ai fait des choses qu’on ne te dira jamais. Ce qui me blesse le plus, c’est que j’ai risqué ma vie pour mon pays. J’ai fait l’impossible, parce que j’aimais ce pays. C’est pour ça que je me sens trahi.”

Une tirade qui, pour beaucoup, dépasse largement le cadre de la fiction. Car depuis plusieurs années, Seagal a multiplié les déclarations ambivalentes, affirmant par exemple avoir été formé par la CIA au Japon, ou avoir rendu des “services spéciaux” à l’agence grâce à ses compétences en arts martiaux.

Le divorce avec les États-Unis, l’idylle avec la Russie

La rupture ne date pas d’hier. En 2016, Steven Seagal obtient la nationalité russe, une démarche qui suscite alors la surprise, puis l’agacement. Depuis, il affiche fièrement sa proximité avec Vladimir Poutine, enchaînant les apparitions publiques aux côtés du président russe et défendant régulièrement la politique du Kremlin. Il ira même jusqu’à accuser l’Occident et les États-Unis d’avoir alimenté le conflit en Ukraine, ce qui a suffi à le faire passer, pour beaucoup, du statut de patriote à celui de “traître”.

Il faut dire que ce virage pro-russe a coïncidé avec le déclin de sa carrière aux États-Unis. Loin des blockbusters de ses débuts, Seagal s’est tourné vers des films sortis directement en streaming, aux budgets modestes et à la notoriété confidentielle. General Commander en est l’un des derniers exemples, une œuvre quasi oubliée… sauf pour ces fameuses répliques au goût amer de règlement de comptes.

Un désamour irréversible ?

Pourquoi un tel revirement ? Difficile à dire, car l’acteur n’a jamais livré d’explication officielle. On sait cependant qu’il voue une admiration profonde à la culture russe, ainsi qu’aux valeurs conservatrices défendues par le pouvoir en place. Pour certains, cette attirance culturelle s’est transformée en rejet de l’Amérique contemporaine. Une théorie plausible, tant ses déclarations publiques traduisent une déception douloureuse vis-à-vis des États-Unis, qu’il considère comme ingrats à son égard.

“Steven Seagal agit comme si son pays lui devait quelque chose”, résume un observateur. “Et comme une ex blessée, il est allé se réfugier dans les bras de son rival : la Russie.”

Une réconciliation improbable… sauf avec Van Damme

Ironie de l’histoire, Seagal a récemment enterré la hache de guerre avec son vieil ennemi Jean-Claude Van Damme. En avril 2025, il a même invité l’acteur belge à son anniversaire. Une image inimaginable il y a encore quelques années, tant les tensions entre les deux hommes étaient notoires. Alors, si Steven Seagal est capable de tourner la page avec JCVD, peut-on envisager un jour un retour en grâce aux États-Unis ? Pour l’heure, la question reste ouverte.

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