C’est un coup de massue pour l’opposition camerounaise. Après l’examen des 84 dossiers déposés, seuls 13 candidats ont été retenus par ELECAM pour la présidentielle d’octobre 2025. Une sélection qui fait déjà grand bruit, avec une absence de taille : Maurice Kamto, pourtant finaliste du scrutin de 2018.
La liste qui fait polémique
Parmi les heureux élus, quelques figures attendues, d’autres plus surprenantes :
- Paul Biya (RDPC), le président sortant
- Cabral Libii (PCRN), le jeune tribun
- Joshua Osih (SDF), l’opposant historique
- Bello Bouba Maigari (UNDP), le vétéran
Mais c’est surtout l’éviction de Maurice Kamto (MRC) qui crée la stupeur. Son parti crie à « l’élimination politique », tandis que les autorités se retranchent derrière des « critères administratifs ».
Des recours… sans espoir ?
Les candidats recalés ont 4 jours pour contester la décision. Problème : depuis la révision constitutionnelle de 2018, le Conseil constitutionnel ne peut plus statuer sur les contentieux électoraux. Une porte fermée à double tour pour les malchanceux.
« C’est un coup de force institutionnel », dénonce un proche de Kamto sous couvert d’anonymat. « On savait que le régime ne voulait pas de lui, mais là, c’est grossier. »
Une campagne sous tension
Avec cette liste épurée, le Cameroun s’achemine vers une présidentielle sous haute tension. Les observateurs s’attendent à des manifestations de l’opposition, qui dénonce une « mascarade électorale ».
Reste à voir comment réagira la rue. Car entre un Biya affaibli mais toujours en lice, et une opposition amputée de sa figure de proue, le scrutin s’annonce plus clivant que jamais.


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