La ministre de la Culture ne lâche rien. Alors que l’ancien Premier ministre Michel Barnier (LR) convoite lui aussi la 2ᵉ circonscription de Paris, Dati affirme qu’elle briguerera le siège coûte que coûte. Une bataille interne qui en dit long sur les tensions au sein de la droite parisienne.
C’est un véritable coup de théâtre qui se joue en coulisses chez Les Républicains. Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du 7ᵉ arrondissement, a confirmé sans ambiguïté sa candidature à la législative partielle dans la 2ᵉ circonscription de Paris. Une décision prise malgré la concurrence inattendue de Michel Barnier, ex-Premier ministre et figure historique du parti.
« Je serai candidate quoi qu’il arrive »
Devant la commission nationale d’investiture (CNI) de LR, la ministre n’a pas mâché ses mots. Selon plusieurs sources internes, elle n’y est restée que quinze minutes, le temps d’affirmer haut et fort sa détermination. « Je suis candidate quoi qu’il arrive dans cette circonscription où les Parisiens attendent une alternance », a-t-elle déclaré au Parisien avant la réunion.
Et d’ajouter, piquant : « Paris ne peut pas souffrir de guerres d’ego qui me sont étrangères. » Une phrase qui sonne comme une pique à l’égard de Barnier, accusé de vouloir instrumentaliser cette élection pour servir ses propres ambitions.
Barnier dans le collimateur
La charge est directe. Pour Dati, la candidature de l’ancien négociateur du Brexit relève davantage d’une manœuvre politique que d’un réel ancrage local. « Cette élection ne peut pas servir qu’à porter les ambitions présidentielles de Michel Barnier. C’est un manque de respect pour tout le monde, en plus de son parachutage », assène-t-elle.
Et la ministre d’enfoncer le clou : « Il se présente dans ma circonscription sans m’en parler, poussé par ceux qui veulent m’empêcher de gagner Paris. » Un règlement de comptes qui révèle les fractures au sein d’une droite parisienne plus divisée que jamais.
« La droite peut gagner Paris en 2026 »
Au-delà des querelles internes, Rachida Dati mise sur son ancrage territorial. Elle rappelle avoir « tenu [son] territoire » et construit une opposition « solide et respectée », se présentant comme la mieux placée pour incarner l’alternance.
« Pour la première fois depuis 2001, la droite et le centre peuvent gagner Paris », martèle-t-elle, voyant dans cette législative partielle un tremplin pour les municipales de 2026. Avec un argument choc : les sondages la donneraient largement en tête.
Reste à savoir si LR saura éviter l’escalade. Entre ambitions personnelles et stratégie collective, le parti devra trancher… avant que cette guerre ouverte ne lui éclate au visage.



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