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Reconnaissance de l’État palestinien : la France lance un appel mondial avec 14 pays partenaires

Reconnaissance de l’État palestinien : la France lance un appel mondial avec 14 pays partenaires

À l’issue d’une conférence internationale organisée à l’ONU, la France et quatorze autres pays appellent les gouvernements du monde entier à reconnaître l’État de Palestine. Objectif : raviver la solution à deux États avant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.

Un appel international pour la reconnaissance de la Palestine

La France, accompagnée de 14 autres nations, a lancé une initiative diplomatique d’envergure en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien. Cette démarche a été rendue publique à New York, à l’issue d’une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite.

« À New York avec 14 autres pays, la France lance un appel collectif : nous exprimons notre volonté de reconnaître l’État de Palestine et invitons ceux qui ne l’ont pas encore fait à nous rejoindre », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur X (anciennement Twitter).

Cette déclaration conjointe est signée par les chefs de la diplomatie de la France, du Canada, de l’Australie, de l’Espagne, de l’Irlande, de la Norvège, de la Finlande, de l’Islande, du Portugal, de la Slovénie, de la Nouvelle-Zélande, du Luxembourg, de Malte, de l’Andorre et de Saint-Marin. À noter : seuls le Canada et l’Australie sont membres du G20.

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Une conférence axée sur la relance de la solution à deux États

Pendant deux jours, les discussions ont rassemblé 125 pays au siège des Nations unies, avec pour objectif de remettre sur la table la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, dans un cadre pacifique et durable. Une déclaration de sept pages a été adoptée à l’issue des débats, appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à une feuille de route concrète vers la paix.

Les États-Unis et Israël ont boycotté cette réunion, mais les pays participants entendent poursuivre les efforts diplomatiques jusqu’à la fin de la session actuelle de l’Assemblée générale, prévue en septembre.

Le chef de la diplomatie saoudienne, Fayçal ben Farhane Al Saoud, a exhorté les États à soutenir cette déclaration dans les semaines à venir. Selon lui, le texte propose « des étapes tangibles, avec des échéances claires et irréversibles » pour parvenir à la paix, à commencer par la fin des hostilités à Gaza.

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Une feuille de route pour la paix durable

Le document met l’accent sur une solution politique à deux États, la reconstruction de la bande de Gaza, et la viabilité économique d’un futur État palestinien. Il propose également le déploiement d’une force internationale temporaire pour stabiliser la région.

Un texte annexe, baptisé « Appel de New York », a été signé par les 15 pays, y compris le Canada et le Portugal, qui n’ont pas encore reconnu officiellement l’État palestinien. L’objectif est de créer un élan diplomatique fort avant l’Assemblée générale de septembre.

Le Royaume-Uni met la pression sur Israël

De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a vivement critiqué l’attitude du gouvernement israélien actuel.

« Le rejet de la solution à deux États par le gouvernement Netanyahu est une erreur ! Une erreur morale et une faute stratégique. Elle nuit aux intérêts du peuple israélien et ferme la seule voie menant à une paix durable », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que le Royaume-Uni pourrait reconnaître l’État palestinien dès septembre si Israël ne met pas fin à ses opérations militaires à Gaza.

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Les États arabes unis contre le Hamas

Autre fait marquant de la conférence : dix-sept pays arabes, dont l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Égypte, ont publiquement condamné les attaques du Hamas du 7 octobre. Ils ont appelé à son désarmement et à son exclusion de toute responsabilité politique future.

Ces pays exigent un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et un accès humanitaire total à Gaza. Ils se sont également dits prêts à normaliser leurs relations avec Israël, mais à une condition claire : que cela s’accompagne de la création d’un État palestinien.

Un appel à agir avant qu’il ne soit trop tard

La déclaration finale insiste sur la nécessité urgente de faire avancer une solution politique « incluant un État israélien et un État palestinien vivant côte à côte ». Les participants ont rappelé que seule une telle perspective permettrait d’assurer une stabilité durable au Moyen-Orient, fondée sur la démilitarisation, la coopération régionale et le soutien économique à long terme.

Si aucune mesure concrète n’a encore été adoptée, le ton est clair : il est temps de passer à l’action.

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