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Chikungunya : la France métropolitaine face à un record de cas, un vaccin français suspendu aux États-Unis

Chikungunya : la France métropolitaine face à un record de cas, un vaccin français suspendu aux États-Unis

Jamais la France métropolitaine n’avait enregistré autant de cas de chikungunya. En cause : la prolifération du moustique tigre, désormais installé dans une large partie du territoire. Pendant ce temps, aux États-Unis, un vaccin mis au point par un laboratoire français se retrouve suspendu après des signalements d’effets secondaires graves.

Un été sous la menace du moustique tigre

Les chiffres donnent le vertige : 154 cas répartis dans 27 foyers ont été recensés cette année en métropole, selon Santé publique France. Du jamais-vu. Le foyer le plus préoccupant se trouve à Vitrolles, près d’Aix-en-Provence, où 33 cas de chikungunya transmis localement ont été confirmés. Une première d’une telle ampleur.

Pourquoi une telle poussée ? Tout simplement parce que le climat change. Les hivers, moins rigoureux, ne parviennent plus à freiner la survie du moustique tigre, vecteur du virus mais aussi de la dengue, elle aussi en progression. Résultat : l’insecte est désormais présent dans plus de 80 départements. Les équipes de démoustication sont mobilisées, mais la lutte ressemble de plus en plus à un combat sans fin…

Et ce n’est pas seulement un problème hexagonal. Sur l’île de La Réunion, le chikungunya a déjà frappé durement : selon l’OMS, un tiers de la population aurait été touché depuis 2024.

Le vaccin français Ixchiq suspendu aux États-Unis

Alors que l’épidémie progresse, un autre coup dur vient fragiliser la riposte sanitaire. Les autorités américaines ont décidé de suspendre la licence d’Ixchiq, un vaccin contre le chikungunya développé par le laboratoire français Valneva. En cause : plusieurs signalements d’« événements indésirables graves », notamment chez des patients âgés.

Le vaccin avait reçu une autorisation aux États-Unis en 2023, et l’Agence européenne du médicament mène également sa propre évaluation. Malgré ce revers, Valneva tente de rassurer. « Alors que nous déterminons les prochaines étapes et que la menace du chikungunya continue de croître à l’échelle mondiale, Valneva reste pleinement engagée à maintenir l’accès à notre vaccin comme outil de santé publique », a déclaré son directeur général, Thomas Lingelbach.

Aujourd’hui, Ixchiq fait partie des deux seuls vaccins autorisés contre le chikungunya aux États-Unis et en Europe. Et même si la maladie est rarement mortelle, ses symptômes – fièvre intense, douleurs articulaires violentes – peuvent être extrêmement handicapants, surtout pour les nourrissons et les personnes âgées.

En juillet, l’OMS a tiré la sonnette d’alarme : le monde court un risque réel d’épidémie majeure de chikungunya. Un appel pressant à réagir… et vite.

Avec Agences

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