Deux fonctionnaires de police affectés au dépôt du tribunal de Bobigny ont été placés en garde à vue après la plainte d’une jeune femme de 26 ans les accusant de viol. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 28 au 29 octobre, selon le parquet de Bobigny. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.
Une enquête ouverte après de graves accusations
BOBIGNY — L’affaire secoue le tribunal de Bobigny. Deux policiers du dépôt ont été placés en garde à vue après qu’une jeune femme de 26 ans a affirmé avoir été violée par ces deux fonctionnaires dans la nuit de mardi à mercredi. L’information a été confirmée ce jeudi 30 octobre par le parquet de Bobigny.
Selon le procureur de la République, Éric Mathais, la plaignante avait été déférée au parquet dans le cadre d’une affaire distincte, pour des faits de soustraction par un parent à ses obligations légales envers son enfant. C’est dans ce contexte qu’elle se serait trouvée au dépôt du tribunal au moment des faits.
Mercredi, en fin d’après-midi, la jeune femme « a révélé avoir fait l’objet de deux viols durant la nuit du 28 au 29 octobre par deux fonctionnaires du dépôt du tribunal de Bobigny », a précisé le parquet dans un communiqué. Les révélations ont immédiatement conduit à l’ouverture d’une enquête pour viols commis par personnes abusant de l’autorité que leur confèrent leurs fonctions.
Le procureur Éric Mathais n’a pas souhaité donner davantage de détails à ce stade, invoquant la nécessité de préserver le bon déroulement des investigations : « Les investigations sont en cours », a-t-il simplement déclaré.
L’IGPN saisie de l’enquête, les deux agents entendus
Face à la gravité des accusations, c’est l’IGPN, la police des polices, qui a été chargée de l’enquête. Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP que la jeune femme à l’origine des accusations est âgée de 26 ans.
Selon cette même source, les deux policiers actuellement en garde à vue sont jeunes dans la profession : l’un est âgé de 23 ans, l’autre de 35 ans. Tous deux n’étaient pas policiers depuis longtemps, ce qui, selon les enquêteurs, pourrait avoir un poids dans la compréhension du déroulé des événements.
Les auditions des deux fonctionnaires se poursuivent à Bobigny, alors que les vérifications techniques et médico-légales doivent encore être réalisées. Les autorités judiciaires rappellent que les deux agents bénéficient pour l’instant de la présomption d’innocence.
Le dépôt du tribunal de Bobigny, l’un des plus importants de France, est un lieu hautement sécurisé où les personnes interpellées ou déférées passent avant leur présentation au parquet. Ces nouvelles accusations jettent une lumière crue sur ce service sensible de la justice pénale.



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