La préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a indiqué, vendredi 24 avril, que des polluants éternels (PFAS) ont été retrouvés dans trois sources d’eau minérale en Loire et en Ardèche.
L’eau en bouteille encore pointée du doigt. Vendredi 24 avril, la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a affirmé que la présence de PFAS, dits « polluants éternels », a été détectée dans trois sources d’eau en bouteille, situées dans la région.
Selon une information de la radio Ici Saint-Étienne, confirmée par une source proche du dossier à l’AFP, il s’agit de la source d’eau minérale Parot à Saint-Romain-le-Puy, dans la Loire, et de deux forages de l’eau commercialisée sous le nom Perle, à Vals-les-Bains en Ardèche. « Sur trois sites situés en Ardèche et dans la Loire, la détection de PFAS a conduit les services de l’État à mettre en place une surveillance renforcée. Les exploitants ont décidé de l’arrêt de l’utilisation de certaines sources« , indique la préfecture.
Quelques « nanotraces » de PFAS dans la marque d’eau Parot
Concernant la marque d’eau minérale naturelle Parot, qui n’est plus commercialisée, une porte-parole de l’entreprise précise que des « nanotraces » de PFAS « sans risque pour la santé humaine » ont été retrouvées. Les quantités de PFAS détectées sont même « inférieures à la limite de qualité applicable à l’eau du robinet » (100 nanogrammes par litre), d’après elle. Toutefois, elles seraient supérieures aux 30 nanogrammes par litre exigés pour les eaux minérales naturelles.
Cette situation remet sur le devant de la scène la société Sources Alma, exploitante de toutes les sources concernées. Connue pour ses marques Cristaline, Saint-Yorre ou encore Vichy, cette dernière est visée par une information judiciaire, depuis février 2025, à cause du traitement de ses eaux minérales. L’association Foodwatch a déposé deux plaintes pour « tromperie ».
La lutte contre les PFAS s’accélère
Si les contaminations d’eau en bouteille s’enchaînent, la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes souligne des améliorations chez les industriels Daikin et Arkema, soumis à des normes dans leurs locaux, au sud de Lyon. Dans cette zone, les rejets dans les eaux de surface ont fortement chuté : ils s’établissent désormais à environ 2 kilogrammes par mois, contre 300 kilogrammes en 2022. Les émissions dans l’air ont elles aussi été drastiquement réduites, avec une baisse de 90% chez Daikin et d’un facteur 30 chez Arkema, selon la préfecture.
Au total, 35 sources de pollution ont été contrôlées en 2025 dans la région. Ces données s’inscrivent dans le cadre du suivi des PFAS, substances chimiques très persistantes, largement utilisées dans l’industrie et particulièrement difficiles à éliminer.
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